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Des rapports de bon voisinage

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L'évolution rapide du nouveau centre de services et scientifique d'Esch-Belval est autant désirée par les Luxembourgeois que par les Français. (Photo: archives lq)

À cinq jours du premier tour des élections régionales, le président du conseil régional de Lorraine est venu discuter des enjeux transfrontaliers à Esch-Belval.

C'était pour une réunion de travail que Jean-Pierre Masseret avait fait le trajet depuis Metz pour rencontrer ses amis socialistes luxembourgeois dans la Métropole du fer. Le thème central de l'entrevue était l'évolution du chantier sur les anciennes friches de Belval. / De notre journaliste Christiane Kleer

Le projet est une sorte d'étoile montante admirée des deux côtés de la frontière, l'espoir de toute une région. La métamorphose des friches industrielles d'Esch-Belval en un point de ralliement tertiaire et scientifique majeur est un plan partagé par les autorités luxembourgeoises et françaises. «Nous sommes venus confirmer que ceci est un territoire d'enjeu», lance Jean-Pierre Masseret, qui était reçu hier matin par sa collègue, la bourgmestre d'Esch-sur-Alzette, Lydia Mutsch, accompagnée d'une délégation de députés et de responsables locaux de la région Lorraine.

Depuis novembre dernier, la construction de l'éco-cité transfrontalière Alzette-Belval prévue sur les friches de Micheville, est effectivement bien plus qu'une simple vision. Le projet a été déclaré Opération d'intérêt national (OIN) par le ministère de l'Aménagement du territoire français, même si pour l'instant aucune pierre n'a été posée. La constitution d'un établissement public d'aménagement est attendue avec impatience du côté du conseil régional de Lorraine. «Nous allons attendre jusqu'à septembre, tout en faisant de la pression. Il est souhaitable que pour Monsieur Sarkozy ce n'était pas seulement une promesse, mais un engagement», évoque Jean-Pierre Masseret. Lydia Mutsch, elle, est confiante. «Je suis pleine d'espoir qu'avec l'appui des responsables français, nous serons tous d'accord sur les potentialités et les défis que ce projet pose», dit-elle. Et elle ajoute : «Un cercle se fermera à nouveau, car c'est ici que se trouvait à l'époque la richesse qui nourrissait toute un région. Demain nous y retrouverons une autre richesse, celle du savoir, de l'innovation et de la recherche».

L'avenir appartient aux biotechnologies

Si Belval sera le futur emplacement de l'université et des centres de recherche publics, Jean-Pierre Masseret voit déjà la gestation d'une «Biotechnovallée» comparable à la Silicon Valley californienne. «En Lorraine, nous sommes en train de créer des partenariats importants avec des entreprises du secteur, dans un souci de développer une nouvelle filière économique», explique-t-il. Celle-ci doit être axée autour de la chimie verte, du traitement des sols et des eaux ainsi que du recyclage. Autre vision du président du conseil régional: l'amélioration de la mobilité des Lorrains en direction du Luxembourg. Nouveau matériel plus spacieux, mise en place d'arrêts supplémentaires, pour Jean-Pierre Masseret, l'avenir est sur le rail, même s'il évoque également l'intérêt de la mise en service de lignes de bus spéciales transportant par exemple les frontaliers de leur domicile à leur lieu de travail au Kirchberg et d'encourager davantage le covoiturage.

Pour l'instant, il reste encore du pain sur la planche, des deux côtés de la frontière et l'incertitude, même si Jean-Pierre Masseret suivra l'avancée du projet en tant que président du conseil régional de Lorraine. À l'approche du premier tour des élections régionales de dimanche, où il pourrait décrocher un deuxième mandat de six ans, le candidat est confiant. «J'ai la conscience tranquille, j'ai fait le travail nécessaire et tenu tous mes engagements annoncés en 2004», dit-il. 

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