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La BCEE inaugure le « 19 Liberté »


La Spuerkeess a rénové le bâtiment historique de l’ARBED, racheté à ArcelorMittal. (Photo : Alain Rischard)

Le palais de l’ARBED, ou château de la sidérurgie, a commencé mardi une nouvelle vie en devenant un des bâtiments de la Banque et Caisse d’épargne de l’État.

Monument au rayonnement national, le palais de l’ARBED, ou château de la sidérurgie, qui trône au milieu de l’avenue de la Liberté (au numéro 19), est devenu le «19 Liberté» de la BCEE après avoir connu d’importantes rénovations.

Après plusieurs mois de restauration, le nouveau bâtiment de la BCEE est prêt à accueillir ses futurs occupants au sein de l’ancien palais de l’ARBED (Aciéries réunies de Burbach-Eich-Dudelange) qui a symbolisé en son temps la puissance de la sidérurgie luxembourgeoise, puis la volonté de faire du plateau Bourbon une vitrine de la réussite du pays. La construction de ce monument qui est parfois pris par les touristes pour la demeure du Grand-Duc (quand ce n’est pas la «tour» historique de la Spuerkeess au 1, place de Metz) a commencé sous la direction de l’architecte français René Théry, qui mourra avant son achèvement en 1922 alors sous la supervision du Luxembourgeois Sosthène Weis.

Le bâtiment est resté le symbole de la sidérurgie jusqu’en 2014, lorsque ArcelorMittal a accepté de le vendre à la BCEE (Banque et Caisse d’épargne de l’État ou Spuerkeess). Il faut dire qu’à l’époque le géant de l’acier voulait se débarrasser purement et simplement de l’édifice à cause d’un coût très élevé au niveau de l’entretien. Mais vu l’importance du bâtiment pour le pays, l’État (qui est actionnaire à 100 % de la BCEE) a fait le nécessaire pour que ce symbole du patrimoine culturel national reste entre les mains du pays.

Au début de l’année dernière, la BCEE se porte acquéreuse du monument avec le projet d’en faire un bâtiment administratif sans pour autant dénaturer l’esprit du bâtiment.

Hier, la BCEE a inauguré son «nouveau bâtiment», en présence du Premier ministre, Xavier Bettel, du ministre de l’Économie, Étienne Schneider, du ministre des Finances, Pierre Gramegna, du Grand-Duc héritier et de la Grande-Duchesse héritière. La banque a, dès le début, voulu rassurer en affirmant que le château de la sidérurgie n’allait pas se muer en palais de banque.

Quatre bâtiments d’envergure

«Un bijou du patrimoine tant industriel qu’immobilier luxembourgeois est passé d’hibernation en renouveau dans la continuité et face à l’attention, voire à l’affection inaltérée et immuable de générations de Luxembourgeois qui voient revivre leur repère phare de l’avenue de la Liberté», a déclaré Françoise Thoma, directeur général et président du comité de direction de la BCEE, avec à ses côtés Victor Rod, président du conseil d’administration de la BCEE.

Désormais, l’activité de la banque d’État sera donc concentrée sur quatre bâtiments principaux : le 1, place de Metz (la tour Spuerkeess), le 2, place de Metz, le Rousegäertchen et le «19 Liberté». Ce dernier accueillera plusieurs services de la BCEE dont les activités de crédit, de banque privée et de marketing et celles dédiées au réseau d’agences commerciales. Au total, un peu moins de 200 personnes travailleront au sein du «19 Liberté». En plus de cela, le bâtiment hébergera des facilités de conférence et de réunion accessibles au grand public. «Banque et patrimoine, espace de confidentialité et ouverture discrète vers l’extérieur, tels sont les points d’ancrage définissant le nouveau champ de magnétisme de ce nouveau bâtiment», a souligné Françoise Thoma. Les différents services devraient déménager dans le courant du mois.

Jeremy Zabatta

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