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Un complice présumé d’Abdeslam nie l’avoir aidé


Lazez Abraimi, un des cinq hommes inculpés en Belgique dans l’enquête sur les attentats de Paris, dément avoir aidé dans sa cavale un des principaux suspects toujours recherché, Salah Abdeslam.

Ce Marocain de 39 ans habitant Jette, une commune de Bruxelles, a été inculpé vendredi pour participation à une « association terroriste » et « assassinats terroristes », selon le parquet fédéral belge. Sa détention provisoire a été prolongée d’un mois par la chambre du conseil, une juridiction d’instruction. Selon ses avocats, le parquet soupçonne Lazez Abraimi d’avoir véhiculé dans Bruxelles Salah Abdeslam, un des principaux suspects toujours en fuite, le samedi 14 novembre ou après.

Interrogé mercredi, un porte-parole du parquet fédéral a à nouveau refusé de préciser ce qui lui est reproché. Il a toutefois indiqué que deux armes de poing avaient été trouvées dans son véhicule, ainsi que des traces de sang. « Mon client dit qu’il n’a jamais vu Salah Abdeslam, en tout cas depuis les faits. Il connaît la famille Abdeslam de vue, parce qu’il a vécu plus ou moins dans le même quartier lorsqu’il vivait à Molenbeek », défendu Me Sokol Vljahen. Plus largement, son client « nie toutes les charges qui pèsent contre lui ».

La justice belge a lancé deux mandats d’arrêt internationaux, l’un contre Salah Abdeslam, et l’autre, mardi, contre un complice présumé, Mohamed Abrini. Ce dernier a été identifié en compagnie de Salah Abdeslam deux jours avant les attentats de Paris, selon le parquet belge. Cinq personnes – dont Lazez Abraimi – ont été inculpées à ce jour de participation à des activités terroristes et placées en détention préventive dans le cadre de l’enquête menée en Belgique sur les attentats de Paris.

Des armes et du sang

Concernant les armes retrouvées dans son véhicule, Lazez Abraimi, qui « fait les brocantes » selon son avocat, a expliqué « qu’elles lui avaient été données et qu’il les avait pratiquement oubliées dans son coffre ». L’identité du donateur « est actuellement vérifiée » par les enquêteurs. « Ce n’est pas du tout le genre d’armes qu’on s’attend à retrouver dans le cas d’attentats terroristes ou dans la fuite de quelqu’un qui vient de tuer », a ajouté Me Vljahen, selon lequel son client avait un casier judiciaire, mais pour des faits « très anciens » et relativement mineurs.

Quant au sang retrouvé dans son véhicule, « ce n’est absolument pas celui de M. Salah Abdeslam », a poursuivi l’avocat. « C’est le sang de quelqu’un d’autre. Il a donné l’identité de cette personne, qui doit être entendue. Il y a une analyse ADN en cours (…) mais mon client est totalement confiant par rapport aux résultats qui vont être donnés. »

Selon la chaîne publique RTBF, les enquêteurs ont également découvert sur le téléphone portable de Lazez Abraimi un message vocal suspect. « C’est une conversation entre deux personnes en arrière fond, qui parle d’une personne qu’on cherche. A un certain moment, ils disent Est-ce qu’il est là ?; Non il n’est pas là; Le juif n’est pas là. C’est tout à fait énigmatique et pour mon client encore davantage puisqu’on ne lui a même pas laisser écouter le message pour savoir s’il connaissait ces personnes. Mais c’est sur son GSM, en effet », a reconnu Me Vljahen sur la RTBF.

AFP

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