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La bombe « Panama Papers », vaste scandale de fraude fiscale


La star du FC Barcelone Lionel Messi et l’ex-président de l’UEFA, Michel Platini, apparaissent dans ces "Panama papers". (illustration AFP)

Le Consortium international des journalistes d’investigation ainsi qu’une centaine de médias internationaux, parmi lesquels Le Monde, a mis au jour un vaste scandale de fraude fiscale impliquant des chefs d’État, sportifs, milliardaires…

« PanamaLeaks », autrement nommé « Panama Papers », est la nouvelle bombe lâchée sur la finance offshore mondiale.

« C’est la fuite de données la plus massive de l’histoire du journalisme. C’est aussi la percée la plus spectaculaire jamais effectuée dans le monde obscur de la finance offshore », annonçait dimanche soir Le Monde, sur son site internet.

Le quotidien français, avec 106 médias internationaux et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a eu accès à « 11,5 millions de fichiers provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015 ».

Soit un volume de 2,6 téra octets de données secrètes. Des fichiers attestant que de grands dirigeants ont des comptes cachés au Panama.

Douze chefs d’État sont concernés, ainsi que 128 responsables politiques et hauts fonctionnaires. De même, « des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs ».

Le Monde promet des révélations tout au long de la semaine ainsi que les noms de haut rang impliqués dans cette vaste fraude. Déjà, il évoque notamment le président russe Vladimir Poutine, ou les Premiers ministres islandais et pakistanais, le roi d’Arabie Saoudite, entre autres éminences. Sont également mentionnés la star du FC Barcelone Lionel Messi et l’ex-président de l’UEFA, Michel Platini. Des réseaux criminels figureraient aussi sur ces listes. Au vu des premiers éléments, le Luxembourg devrait encore souffrir des révélations. Parmi les dix banques citées par l’ICIJ, qui enregistraient pour leurs clients des sociétés offshores dans des paradis fiscaux, quatre sont basées au Grand-Duché. Experta Corporta & Trust Services, J. Safra Sarasin-Luxembourg SA, la Société Générale Bank & Trust Luxembourg et la Landsbanki-Luxembourg SA auraient ainsi travaillé avec Mossack Fonseca à la création de 3 491 sociétés offshores.

Le Quotidien

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