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Début du procès LuxLeaks le 26 avril


Deux anciens collaborateurs de PwC, dont Antoine Deltour, sont renvoyés devant la chambre correctionnelle. (Photo archives Fabrizio Pizzolante)
Deux anciens collaborateurs de PwC, dont Antoine Deltour, sont renvoyés devant la chambre correctionnelle. (Photo archives Fabrizio Pizzolante)

Le parquet de Luxembourg a annoncé vendredi le début du procès LuxLeaks pour le 26 avril, au tribunal d’arrondissement. Les audiences sont prévues jusqu’au 4 mai. Trois personnes sont renvoyées devant la chambre correctionnelle, dont Antoine Deltour et Édouard Perrin.

Antoine Deltour. (Photo archives Fabrizio Pizzolante)

Antoine Deltour. (archives Fabrizio Pizzolante)

Antoine Deltour, ancien collaborateur du cabinet d’audit luxembourgeois PwC et lanceur d’alerte à l’origine du scandale LuxLeaks, devra répondre des chefs d’accusation de « vol domestique, d’accès ou de maintien frauduleux dans un système informatique, de divulgation de secrets d’affaires, de violation de secret professionnel et de blanchiment-détention des documents soustraits ».

Un autre ex-employé de PwC, dont le nom n’a pas été communiqué, se voit reprocher les mêmes infractions qu’Antoine Deltour mais comparaîtra pour des faits postérieurs, précise l’administration judiciaire.

 

 

Edouard Perrin. (archives AFP)

Edouard Perrin. (archives AFP)

Quant à Édouard Perrin, le journaliste français qui a révélé les copies des rescrits fiscaux, il sera appelé à la barre en tant que « coauteur ou complice des infractions de divulgation de secrets d’affaires et de violation de secret professionnel et, comme auteur, de l’infraction de blanchiment-détention des seuls documents soustraits par le second collaborateur ».

Le Quotidien

 

 

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Un commentaire

  1. Bruno HERGAS

    La justice du Grand Duché poursuit donc Antoine DELTOUR et le journaliste Edouard PERRIN pour « divulgation de secrets d’affaires » et « blanchiment-détention » de documents. L’usage des mots « affaires » et « blanchiment » est amusant dans ce contexte. Noir c’est noir. Est-ce à dire aussi qu’un collaborateur de trafiquant de drogue (ou d’armes) installé au Luxembourg (simple supposition) encourrait les mêmes peines s’il dénonçait son patron, pièces comptables à l’appui (nécessairement détournées) ? Ce serait apparemment le cas. Ne serait-il pas plus souhaitable de voir le Grand Duché (et les autres états usant des mêmes méthodes de dumping fiscal) comparaître devant une Cour de Justice internationale (à créer d’urgence) pour escroquerie envers les simples citoyens qui paient sans passe-droits leurs impôts dans le pays de leurs revenus ?

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