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France : les obsèques d’Alexia Daval célébrées dans l’intimité à Gray


Dans la commune, des centaines de personnes ont tenu à rendre un dernier hommage à Alexia Daval. (photo AFP)

La famille d’Alexia Daval lui a dit adieu mercredi avec une cérémonie célébrée en la basilique de Gray, commune de Haute-Saône dont les habitants sont toujours sous le choc de l’annonce du meurtre de la jeune femme fin octobre.

Les parents et les proches d’Alexia ont attendu sous la pluie l’arrivée du cercueil à 14h30. Ils se sont recueillis quelques instants sur le parvis avant d’entrer dans la basilique. Deux photographies de la jeune femme encadraient le porche et de très nombreuses gerbes de fleurs ont été amenées. Les parents d’Alexia avaient souhaité une cérémonie dans l’intimité. Mais la basilique, d’une capacité de 550 places, était pleine et plusieurs centaines de personnes ont été contraintes de rester dehors. Des haut-parleurs ont été installés à l’extérieur pour leur permettre de suivre l’office funéraire.

La cérémonie était présidée par l’archevêque de Besançon, Mgr Jean-Luc Bouilleret, et l’homélie sera prononcée par le père Laurent Bretillot, curé de la paroisse qui avait célébré le mariage d’Alexia, 29 ans, avec Jonathann Daval, 33 ans. « L’horreur et l’effroi de ce drame nous emportent dans les larmes, les cris et la douleur », a déclaré Mgr Bouilleret dans un communiqué. Le prélat a écourté sa présence à l’assemblée plénière des évêques de France à Lourdes pour être présent mercredi aux côtés de la famille et de ses paroissiens.

Alexia Daval a quitté son domicile le samedi 28 octobre vers 9h30 pour aller courir, selon son mari. Vers midi, ne la voyant pas rentrer, celui-ci a prévenu les gendarmes. Le corps a été retrouvé deux jours plus tard, calciné, dissimulé sous des branchages, dans le bois de Velet-Esmoulin, à plusieurs kilomètres du parcours habituellement emprunté par la jeune femme pour son jogging. La jeune femme a été victime de « violences physiques » et son décès est « probablement lié à une asphyxie, sans que l’on connaisse encore le mécanisme de cette asphyxie », a indiqué lundi la procureure de Besançon Edwige Roux-Morizot, lors d’une conférence de presse.

« L’épilogue est proche »

Des examens complémentaires doivent permettre d’établir avec précision les causes et les circonstances du décès. Des analyses sont par ailleurs encore en cours afin de déterminer avec certitude si elle a ou non été violée, a précisé la magistrate. « L’autopsie, si elle a été concluante, ne permet pas à ce jour d’établir avec certitude les causes de la mort de la jeune femme, même s’il ne fait aucun doute qu’on lui a volontairement donné la mort », a-t-elle déclaré.

La famille d’Alexia Daval a décidé de se porter partie civile. Aucune garde à vue n’est en cours, a confié lundi Edwige Roux-Morizot. La magistrate a demandé à « ne pas interférer avec les suites de l’enquête ». Mais l’avocat des parents et de la sœur de la victime a relancé les spéculations en laissant entendre que, selon son sentiment, « l’épilogue est proche » et en écartant la thèse d’un meurtre commis par un rôdeur de passage.

Le meurtre d’Alexia Daval a provoqué un émoi considérable dans la région de Gray et en France. Dimanche, une marche blanche en hommage à la jeune femme a réuni entre 8 000 et 10 000 personnes et près de 400 personnes ont participé aux battues organisées pour la retrouver.

Le Quotidien/AFP

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