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Euro 2016 : Pays-Bas, la gueule de bois


Le Néerlandais Wesley Sneijder lors de la défaite face à l'Islande en qualifications pour l'Euro 2016, à Amsterdam le 3 septembre 2015 (Photo AFP)
Le Néerlandais Wesley Sneijder lors de la défaite face à l'Islande en qualifications pour l'Euro 2016, à Amsterdam le 3 septembre 2015 (Photo AFP)

Les Pays-Bas se sont réveillés avec la gueule de bois vendredi, au lendemain d’une défaite (0-1) face à la surprenante Islande, qui les condamne désormais à miser sur la troisième place du groupe et des barrages pour rejoindre l’Euro-2016.

«Pour les deux premières places, c’est mort», estime le sélectionneur Danny Blind. «Nous devons maintenant assurer notre troisième place et nous concentrer ensuite sur les barrages».

Avec 10 points, les Oranje concèdent huit unités à l’Islande et six à la République tchèque alors qu’il ne reste que trois rencontres à disputer. Les deux premières places du groupe A, directement qualificatives pour la France, semblent effectivement hors de portée.

Finir meilleur troisième des neuf poules qualificatives est également peu probable. Il faudra donc passer par un barrage, à la condition de rester sur le podium du groupe.

Or les Pays-Bas ne comptent qu’un point d’avance sur la Turquie, où ils se rendent dimanche. Défaite interdite donc.

A la vue de la prestation de jeudi soir à Amsterdam, les supporteurs néerlandais peuvent légitimement s’inquiéter.

Les Oranje se sont créé très peu d’occasions et de nombreux joueurs sont apparus hors forme. Blind n’a d’ailleurs pas été tendre avec certains d’entre eux.

Robben forfait dimanche

Gregory van der Wiel, notamment, le défenseur du PSG auteur de la faute qui a provoqué le penalty sur lequel l’Islande a marqué.

«Gregory a suffisamment d’expérience pour savoir qu’il ne fallait pas tacler inutilement dans les 16 mètres», s’est plaint Danny Blind.

Exclu à la demi-heure pour un mauvais geste, Bruno Martins Indi a aussi été sermonné par son entraîneur : «Je ne sais vraiment pas ce qu’il lui a pris», a commenté Blind. «On peut lui en vouloir», a ajouté Arjen Robben.

Cette exclusion a lourdement pénalisé une équipe qui éprouvait déjà des difficultés à onze. Blind a été contraint de retirer son avant-centre Klaas-Jan Huntelaar au profit du défenseur Jeffrey Bruma. Un choix qui a fait grogner l’Amsterdam Arena et qui a rendu les Néerlandais totalement inopérants offensivement.

Blind a aussi été pénalisé par la sortie précoce (30e minute) sur blessure d’Arjen Robben. Promu capitaine, l’attaquant du Bayern Munich s’est blessé à l’aine et sera absent dimanche en Turquie.

Les circonstances n’ont donc pas été favorables à Blind pour son premier match à la tête des Oranje. Successeur de Guus Hiddink, poussé vers la sortie en juillet après un bilan médiocre (cinq défaites en dix matches), Danny Blind entame son mandat de façon catastrophique.

Les Pays-Bas ne sont plus que l’ombre de l’équipe qui avait pris la troisième place du dernier Mondial. Blind n’échappe donc pas aux critiques de la presse locale. Il lui est reproché d’avoir utilisé des joueurs qui n’ont que peu de temps de jeu en club (Van der Wiel au PSG et Martins Indi à Porto, notamment).

Les journaux néerlandais ne comprennent pas non plus que Robin van Persie soit resté sur le banc durant les 90 minutes alors qu’il fallait marquer et que le public criait «tout ou rien!». Le sélectionneur est donc sous pression. Une défaite dimanche et les Pays-Bas ne seraient plus maîtres de leur sort.

«Regarder l’Euro à la télévision est impensable», avait dit Wesley Sneijder mercredi. Cela devient pourtant de plus en plus envisageable.

AFP

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