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Déchets radioactifs à Bure : le Luxembourg participera à l’enquête publique


Depuis plusieurs années, le gouvernement luxembourgeois fait part
de ses critiques sur le projet de stockage de déchets radioactifs. (photo archives LQ)
Depuis plusieurs années, le gouvernement luxembourgeois fait part de ses critiques sur le projet de stockage de déchets radioactifs. (photo archives LQ)

Le gouvernement luxembourgeois suit de près l’évolution du projet de stockage de déchets radioactifs à Bure (Meuse), à moins de 200 kilomètres de la frontière française.

Le projet français de stockage de déchets radioactifs de Bure est surveillé de près au-delà des frontières. Et au Luxembourg, en particulier. Dans une réponse à une question parlementaire du député CSV Marc Spautz, la ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, souligne que «le gouvernement utilise tous les moyens politiques et juridiques à sa disposition pour être associé à une éventuelle évaluation des incidences sur l’environnement».

Le laboratoire de Bure et le projet Cigeo de stockage profond de déchets radioactifs étaient à l’ordre du jour de la 14e réunion de la Commission mixte franco-luxembourgeoise de sécurité nucléaire, qui s’est tenue le 4 février dernier à Paris.

À cette occasion, «la délégation luxembourgeoise a obtenu les assurances qu’une enquête publique, conforme à la réglementation en matière d’environnement, sera réalisée du côté français dans le cadre de la procédure d’autorisation (pour l’exploitation du site), indique Carole Dieschbourg. La délégation française a confirmé qu’une participation du Luxembourg au processus d’enquête publique était possible».

En conclusion, la ministre de l’Environnement rappelle que «le Luxembourg et les Länders allemands de Sarre et Rhénanie-Palatinat ont déjà en 2013, dans le cadre d’un débat public, profité de la possibilité de s’exprimer et ont fait part de leurs critiques sur le projet Cigeo.

Le rapport d’un groupe interministériel, initié en juin 2006 sous l’initiative du ministre de la Santé et du ministre délégué aux Affaires étrangères et à l’Immigration, a conclu qu’il y a lieu de vérifier l’analyse de sûreté lors du dépôt et de l’instruction de la demande d’autorisation», qui se fera sur la base d’une demande de l’exploitant Andra et de l’avis de plusieurs organes scientifiques et de consultation. Pour la moment, la longue et complexe procédure d’autorisation n’en est qu’à ses prémices.

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