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Le Luxembourg à la recherche de chercheurs

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Grâce aux aides du FNR, le Grand-Duché compte 471 étudiants-chercheurs.

Si Anne Franziskus a pu se lancer dans son doctorat à l'université du Luxembourg il y a un an et demi, c'est notamment grâce au soutien financier du Fonds national de la recherche (FNR). La bourse de 2 000 euros par mois qui lui a été accordée pour trois ans lui permet de finir sa thèse en sociolinguistique en toute tranquillité. «Si je n'avais pas reçu cette aide financière, j'aurais dû m'organiser pour faire mon doctorat en travaillant à côté ou alors en trouvant une place en tant qu'assistante d'un professeur, ce qui aurait été beaucoup plus compliqué pour moi», explique-t-elle.

Avec sa thèse sur le comportement linguistique des frontaliers sur les lieux de travail au Luxembourg, Anne fait partie de la première promotion de bénéficiaires des aides à la formation-recherche (AFR), programme de bourses lancé en octobre 2008 par le FNR. Selon des chiffres publiés hier par le Fonds, 25 millions d'euros ont été débloqués depuis pour financer 121 formations doctorales de trois ans, 54 formations postdoctorales de deux ans ainsi que 296 projets doctoraux qui sont passés de l'ancien régime des bourses (encore sous la houlette du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) au nouveau régime.

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Si la grande majorité des étudiants luxembourgeois préfèrent partir ou rester à l'étranger pour préparer un doctorat, ils sont pourtant une trentaine à profiter des infrastructures nationales, voire de l'Uni.lu et des différents centres de recherche public. «Nous essayons d'encourager en premier lieu les jeunes Luxembourgeois qui se lancent dans la recherche en faisant un doctorat ou de la recherche postdoctorale au Luxembourg, mais aussi ceux qui pourraient faire avancer la recherche luxembourgeoise par le biais d'une formation doctorale à l'étranger», explique Ulrike Kohl, responsable des aides financières de la recherche du FNR. Dans un souci de renforcement de la qualité scientifique et de l'excellence de la recherche au Luxembourg, le FNR a aussi réussi à attirer des étudiants des quatre coins du monde, surtout des Allemands et des Français.

Le choix des candidats porte avant tout sur leur potentiel personnel ainsi que sur la qualité de leur projet, le FNR s'efforce aussi de retenir un maximum de projets qui répondent aux besoins et défis de la société luxembourgeoise. Si le domaine des sciences sociales et humaines prédomine au niveau des sujets d'étude, ce n'est pas étonnant, selon Ulrike Kohl : «Les lettres et la philosophie sont regroupées dans ce domaine aussi bien que l'économie, les finances et le droit, qui sont effectivement des matières extrêmement importantes pour le Luxembourg. Mais nous avons également d'autres matières très fortement représentées, comme la biologie, la biomédecine et depuis peu, l'informatique.»

Pour l'instant, le FNR est satisfait du développement que les aides financières à la recherche ont connu. Ce vendredi, une centaine des 471 boursiers actuels se rendront au premier AFR Networking Day, dédié à l'échange sur les conditions de travail dans les différents domaines de recherche et à l'établissement de réseaux entre étudiants et chercheurs confirmés. Enfin, le FNR lance un appel à tous les futurs chercheurs potentiels : la date limite pour effectuer une demande de bourse a été fixée à février 2010 pour les formations postdoctorales et à mars pour les doctorants.
Christiane Kleer

Plus d'infos sur www.fnr.lu ou
www.cherchonschercheurs.lu

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