Sous le charme des Celtes
Musique, chant, danse, gastronomie, artisanat : il n'y a pas à en douter, la culture celtique connaît un véritable engouement. / De notre journaliste Olivier Landini
Crêpes, galettes et chouchen étaient bien évidemment au rendez-vous samedi autour du parking Bisserwee en plein cœur du Grund où se tenait la cinquième édition du Festival celtique.
Ce festival, directement inspiré par le plus grand festival celtique d'Europe (qui se déroule à Lorient, en Bretagne), comme l'avouent les organisateurs eux-mêmes, gagne d'année en année en popularité. En témoigne l'affluence record que celui-ci aura à nouveau connue samedi dernier.
C'est à une bande d'amoureux de la culture celte que l'on doit cette manifestation qui est en train de s'implanter solidement dans le calendrier estival de la capitale : les bénévoles de Dasson Breizh (l'écho de la Bretagne).
«Les celtes, c'est une grande communauté, même si c'est vrai qu'ils viennent de différents pays», explique Manu Volbrecht, le trésorier belge de l'association. Car oui, il ne faut pas forcément être breton, irlandais, écossais ou gallois pour tomber sous le charme de ces traditions.
Et pour Manu Volbrecht, la musique n'y est pas pour rien : «La musique celte se mélange à merveille avec d'autres influences musicales, que ce soit le jazz ou le reggae par exemple. Elle permet quelque part de faire se rencontrer les cultures.»
Ce croisement des cultures, dont parle le membre de Dasson Breizh et que semble permettre la musique celte pourrait très bien expliquer ce renouveau auquel on assiste ces dernières années, cet engouement à l’égard des artistes bretons, irlandais et écossais, qui s'est traduit par la multiplication d'œuvres en tous genres.
De la musique celtique bien évidemment
De musique, il était bien évidemment aussi question samedi dans le Grund. Le public aura ainsi pu découvrir trois groupes venus de la Grande région et un autre débarqué directement d'Irlande.
Ce sont les cinq musiciens de Sligo qui ont ouvert le bal dès 18 h avec leurs airs irlandais traditionnels lors d'un concert «déambulatoire», histoire de chauffer l'ambiance avant de revenir un peu plus tard et d'investir le podium installé en plein air.
Le public aura aussi pu apprécier toute l'énergie et la bonne humeur de Blossom : une sorte d'alternance entre morceaux traditionnels irlandais, compositions personnelles et quelques reprises dans des styles variés (pop, jazz, gospel).
Avec ses instruments traditionnels, le groupe Trazz aura quant à lui posé son empreinte sur ce festival en interprétant quelques-unes des éternelles et magnifiques ballades que compte la musique populaire irlandaise.
Et c'est finalement sur des airs celtes à forts accents rock que les cinq musiciens de Maigh Tuireadh ont conclu la soirée. Enfin, pour ce qui en est de la partie officielle du festival. Il paraîtrait en effet que la fête se fût poursuivie dans les pubs et autres cafés du Grund. Mais chut!




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