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Les Terres rouges font le plein

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image Le public de ce festival 2009 était composé principalement de très jeunes filles.

Dix heures de musique, sept groupes de rock, le tout pour une somme modique : 18 euros (25 sur place). Malgré une programmation pas vraiment au niveau de ses éditions précédentes, le festival Terres rouges a fait le plein./ De notre journaliste Pablo Chimienti

Ils étaient, avant même l'ouverture des portes à 14h, une petite centaine à faire la queue devant l'entrée des Terres rouges, le festival de rock eschois qui se tient traditionnellement le premier week-end de septembre au parc du Gaalgebierg. Pour la plupart, les spectateurs, surtout des filles, sont jeunes, voire très jeunes.
Il est 14h15 quand les portes s'ouvrent. À la fin de la journée, ils auront été pas loin de 5500 à franchir les barrières du parc pour aller en prendre plein les oreilles et les yeux sur les hauteurs de la Métropole du fer, transformées pour l'occasion en immense scène à ciel ouvert.
Pourtant, l'âge d'or des Terres rouges semble désormais définitivement révolu. Il est bien loin, en effet, le temps où le festival accueillait Placebo, Morcheeba, Hooverphonics, Eagle-Eye Cherry... Il y a deux ans à peine, la tête d'affiche était une certaine Pink, l'an dernier OneRepublic. Du gros calibre de niveau international à côté duquel les organisateurs programmaient de jeunes groupes grand-ducaux, se voulant, au niveau local, «le festival de la première chance».
Cette année, le rouge du festival a pris un coup de noir et de jaune avec une programmation largement tournée vers le pop-rock allemand. Les groupes luxembourgeois? Désormais il n'y en a plus qu'un: Metro. L'ex-quatuor rock reconverti en trio electro rock est, certes, une de ces formations qui comptent dans le paysage musical luxembourgeois, mais au niveau de la «première chance», on repassera.


Reamonn sous le soleil

Loin de ces préoccupations organisationnelles, le groupe, pour qui c'était le premier passage au Gaalgebierg, a tenu haut l'étendard du «rock made in Lux» avec une performance de haut niveau. Avec une guitare en moins et un ordinateur en plus qu'auparavant, Olivier, Yves et Mike se sont amusés en mélangeant leurs sons (guitare, basse et batterie) avec des bruitages, des boîtes à rythmes, des loops et autres artifices bien maîtrisés. Les divers claviers ont contraint les musiciens à une performance scénique plus statique qu'à l'accoutumée, mais dans l'ensemble leur style proche de la brit-pop, avec désormais quelques sonorités à la Depeche Mode, garde toute sa pêche et sa fraîcheur.
Le public, bien que plutôt sage pendant leur prestation, est comblé. «C'est vraiment bien ce qu'ils font, lance Martine, de Dudelange. «Au début, avec toute cette électronique, j'avais un peu peur, mais non, ils ont tout de même gardé l'esprit Metro», ajoute son voisin.
Mais le public - les t-shirts au nom des artistes ne mentent jamais- était avant tout là pour Reamonn et Silbermond. Il s'agissait des deux têtes d'affiche de la journée que les organisateurs ont eu l'intelligence de ne pas programmer l'un juste après l'autre en toute fin de soirée. En effet, si Silbermond a bien terminé ce marathon de musique, à partir de 22h30, Reamonn était programmé en troisième position dans la journée et, par conséquent, en plein après-midi.
Un pari risqué - «Ça fait des années que nous n'avons pas joué sous la lumière du soleil», s'amuse même Raymond Garvey, le chanteur irlandais du quintette allemand, avant de lancer au public un sincère «Merci d'être venus si nombreux» - mais un pari réussi par les organisateurs qui ont ainsi fait le plein de spectateurs très rapidement, sans avoir à attendre la tombée de la nuit, comme c'est souvent le cas dans les festivals, pour voir les lieux se remplir enfin.
Des spectateurs plutôt germanophones mais pas seulement. Dans la clairière du Gaalgebierg, ça papote aussi en portugais, italien, français... Interrogé au hasard, un groupe d'Italiens du Luxembourg explique : «Nous connaissions juste un peu Reamonn, c'est tout, mais pour 18euros, on s'est dit que ça valait tout de même la peine de venir et de découvrir les autres.» «D'ailleurs, ils sont très bons», concluent-ils. 

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