Home | Le Pays | Les neurones dans les starting-blocks

Les neurones dans les starting-blocks

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Les élèves étaient divisés par groupes de cinq ou six pour se partager la tâche. Chaque groupe résoudra en moyenne une cinquantaine de problèmes en 24 heures. (Photo: Didier Sylvestre)

LUXEMBOURG Depuis hier, à 14 h pile, une cinquantaine d'élèves de 13e se sont lancés dans un marathon cérébral afin de résoudre le maximum d'énigmes et de problèmes mathématiques.

Pour la quatrième fois, un rallye mathématique de 24 heures se déroule à l'intérieur des murs du lycée technique des Arts et Métiers. Chaque élève participant s'est fait parrainer et les dons seront reversés à l'association Action Avenir Haïti. / De notre journaliste Bruno Muller

Il y a plusieurs façons de se préparer aux examens de fin d'année. Participer à un rallye mathématique fait partie des plus insolites. Cette initiative est née il y a quatre ans d'une boutade, comme le rappelle Gilles Schaack, l'un des trois professeurs de mathématiques organisateurs de l'événement avec Marie-Lou Gremling et Serge Schaetzel: «En plaisantant avec des élèves, un collègue avait dit qu'au lieu de prendre part à un rallye en vélo, les matheux pourraient très bien le faire pour les mathématiques. Finalement, l'idée n'était pas si mauvaise et le défi a été relevé.» Cette année, Des dons pour Haïti

Chaque lycéen participant au Mathmathon a la possibilité de se faire parrainer par une ou plusieurs connaissances afin de récolter le maximum de dons pour les sinistrés en Haïti. Les montants seront intégralement reversés à l'association Action Avenir Haïti, dont les efforts portent sur le développement du quartier Rivière froide de Port-au-Prince. Elle met à la disposition de la population des microcrédits pour favoriser le développement de l'artisanat et du commerce. Elle finance également l'école maternelle et primaire Le Réformiste dont elle a acheté le terrain et les bâtiments. À cela s'ajoute désormais la nécessité de venir en aide à la population sinistrée. Jusqu'à présent, aucun autre lycée du pays n'a mis en place un projet comparable.
47participants de trois classes de 13e se sont attablés hier en début d'après-midi pour tenter de résoudre le maximum de problèmes et d'énigmes mathématiques. Des casse-croûtes et des boissons avaient été prévus en vue d'une nuit qui ne s'annonçait pas reposante. Le principe consiste pour les élèves participants à se diviser en six ou sept groupes de cinq ou six élèves.

Compétition et solidarité

Ce marathon mathématique, baptisé Mathmathon, offre l'occasion de s'entraîner pour les examens de fin d'année, mais permet également de démontrer sa générosité en aidant les sinistrés de Haïti. Le caractère caritatif a toujours fait partie intégrante de l'événement: «Les élèves peuvent se faire parrainer par autant de personnes qu'ils le souhaitent. Un minimum de 0,50 euro est cependant requis pour que le parrainage soit valable. L'année dernière, entre 5000 et 6000 euros ont pu être récoltés. Nous avons même des firmes qui ont apporté leur concours. En contrepartie, elles peuvent placer une annonce publicitaire sur le site internet du LTAM», explique Gilles Schaack. Jil fait partie des participantes. Elle se destine à des études de chimie en Allemagne après sa 13e: «C'est une bonne opportunité pour se préparer aux examens tout en servant la bonne cause en même temps. Mes parents, mes grands-parents, mon oncle et ma tante. Tous ont accepté de me parrainer à hauteur d'un euro par solution trouvée. Sauf ma grand-mère, qui a accepté de me donner trois euros par problème résolu.» Idem pour Paul, qui fait partie d'un groupe de cinq: «Ma mère, ma sœur et ma grand-mère ont tout de suite été d'accord pour me parrainer. Mais pas plus de 0,50 euro par problème résolu.»

Chaque groupe trouve au milieu de sa table un tas de feuilles consacrées chacune à une énigme différente. Il existe environ 70 exercices différents par groupes. «Ces exercices ont été tirés de manuels. Cela peut être également des questions qui ont été posées aux examens des années précédentes», précise Gilles Schaack. Espérons que les participants auront encore du souffle pour les examens de fin d'année. 

Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg

Subscribe to comments feed Commentaires (0 posté):

total: | Affiché:

Postez votre commentaire comment

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Estimez cet article
0