Être le plus éclectique possible
Activité chargée pour Ky-Lin, qui sort samedi un nouveau disque, ... And the Mermaids Are Singing , enchaînera les concerts dans les semaines à venir et reprendra la route des studios au mois de juin.
Rencontre avec le bassiste du groupe, Daniel da Cunha, qui évoque la genèse du groupe et son actualité de la formation, ainsi que son mode de fonctionnement.
De notre collaborateur Olivier Jaunay
Comment est né le groupe et quelles sont vos productions jusqu'à présent?
Daniel da Cunha : Il existe depuis 2005. David, Nicolas et Joan étaient là au départ, puis Gérald est venu comme deuxième guitariste. Je suis arrivé en juillet 2007 en tant que bassiste. Au départ, deux démos sont sorties, puis l'album [xin of xin] en 2007. La sortie officielle du nouvel EP aura lieu ce samedi. On retournera en studio en juin pour sortir un nouvel EP à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine.
Comment se passent les répétitions?
On essaye de se voir pour répéter au moins deux à trois fois par semaine, en tout cas le plus régulièrement possible. Nous avons tous une activité professionnelle annexe, mais c'est un vrai deuxième job, dans la mesure où il faut chercher des concerts, des marchés, préparer et distribuer des flyers, etc. On répète chez Nicolas à Terville, où on a une salle de répétition. C'est petit, mais il y a ce qu'il faut au niveau du matériel. C'est froid en hiver aussi.
Quelles sont vos influences?
Chaque membre du groupe est influencé par différentes musiques. Par exemple, j'apprécie les musiques bien lourdes. Mais on essaie d'écouter le plus de musiques possibles: soul, jazz, pop, rock des années 60, rock actuel, trip-hop. On essaie d'être le plus à l'écoute possible, de développer d'autres goûts et de rester ouverts d'esprit. D'ailleurs, sur l'EP, on retrouve une reprise de Nancy Sinatra, qu'on a assaisonnée à notre sauce.
Combien d'exemplaires du nouvel EP vont sortir et comment se passe la distribution?
Nous avons sorti 1000 exemplaires de cet EP. Pour [xin of xin], on en avait fait 300. On les vend en concert, via MySpace ou iTunes, mais on n'a pas de distributeur, de producteur, donc ce n'est pas évident. Nous sommes d'ailleurs à la recherche d'un manager.
Quels sont votre meilleur et votre pire souvenir de concert?
Le meilleur souvenir de concert, en ce qui me concerne, c'est peut-être la première partie d'Erasmus, à la Rockhal en février 2009. Et le pire, c'est d'avoir fait 800 kilomètres pour revenir bredouilles d'un concert à Paris. Bon, on s'était bien marrés sur le trajet...
Le trac est-il présent avant de monter sur scène?
Il y a de l'appréhension avant de monter sur scène, on se dit : "Merde, est-ce qu'il va se passer quelque chose?" Mais on essaie de se donner à fond. Si on cogite de trop, on risque de se planter. En tout cas, je pars dans l'idée que je fais de la musique pour la partager.
Y a-t-il une bonne entente dans le groupe?
La vie de groupe, c'est un peu comme la vie de couple, on fait du mieux qu'on peut pour trouver des compromis. On peut parfois s'engueuler de façon très méchante, mais ça reste constructif, pour avancer sur nos chansons. Et on en a tiré des leçons, enfin j'espère. Mais il ne faut pas se dire qu'au premier éclat, on prend les papiers et on signe le divorce. Mais depuis trois ans que je vis dans ce groupe, si ça devait s'arrêter, cela reviendrait à me couper les deux bras. J'en serais franchement malheureux.




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