Paris-Nice: Le peloton se réchauffe sous le soleil de Sagan
Alors que le jeune phénomène slovaque a réussi un sacré numéro pour s'adjuger son second succès d'étape, Frank Schleck a retrouvé des jambes. Le Mondorfois aimerait viser une victoire d'étape ce week-end avec deux étapes à sa mesure.
De notre envoyé spécial
à Aix-en-Provence Denis Bastien
Beaucoup de coureurs n'ont pas encore accepté que Contador va gagner Paris-Nice…» Dans l'aire d'arrivée, Frank Schleck esquisse un petit sourire qui témoigne de son moral retrouvé. Vendredi, Paris-Nice a effectué un vol Mende – Aix-en-Provence sans escale. La Course au soleil a retrouvé son appellation d'origine contrôlée même si le fond de l'air reste frais et qu'on attendra sans doute de voir Nice pour apercevoir aux balcons les mimosas en fleurs.
Dans tous les cas, le jeune phénomène slovaque Peter Sagan a fait fort en s'extirpant en force dans la bosse d'arrivée. Quel punch ce jeune homme de vingt ans capable de rafler deux étapes de Paris-Nice! Et ce n'est pas fini même s'il sera dur de battre Alberto Contador. Quoi qu'on tenait le même genre de propos il y a de cela pile poil un an. La situation n'est toutefois pas tout à fait la même.
Aujourd'hui, en ce qui nous concerne principalement, Frank Schleck, pour ne pas le citer, n'est plus en situation de jouer le podium. «Même moi, j'ai les jambes pour être sur le podium, mais bon, ce n'est pas simple et cela ne le sera pas», gémissait ainsi Jens Voigt à sa rentrée au Pullman. «J'ai essayé de l'aider dans le final lorsque ça a vissé. Jens reste notre leader et on fera tout pour le mettre sur le podium, même si ça ne sera pas simple», renchérit «Franky».
«Je pense à l'étape de dimanche»
Mais lui-même pourrait bien se mettre en chasse d'un succès d'étape, qui serait inédit dans la Course au Soleil. «C'est vrai que cela me plairait bien, poursuit le Mondorfois. Ce samedi, je ne vois qu'une quinzaine, voire une dizaine de vainqueurs possibles car l'étape sera très dure. Mais je me vois plus pour dimanche, c'est plus dans mes cordes… Et puis je ne veux pas me lancer dans une opération suicide, je pense que j'ai passé l'âge!»
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L'an passé, on se souvient qu'il était longtemps resté en position de faire tilt sur le final mais le succès lui avait filé entre les pattes, au profit de l'Espagnol Antonio Colom, depuis déclaré positif.
Bref, la route qui mène à la Promenades des Anglais s'annonce passionnante. Car Frank Schleck a certes mis un mouchoir épais sur ses ambitions initiales de remporter ce Paris-Nice, il n'en a pas moins retrouvé son coup de pédale. « C'est ce que je retiens. J'avais de meilleures jambes que la veille à Mende où le mauvais temps m'avait joué un tour, j'en suis aujourd'hui certain. Aujourd'hui (lisez vendredi), j'ai été très surpris d'entendre Kim Andersen nous dire dans l'oreillette que nous étions à seulement 40 bornes de l'arrivée. J'ai protégé Jens avec Laurent. Sur le final, je ne savais pas que la petite bosse d'arrivée serait si dure.»
Comme l'avait surpris le joli coup de bordure de l'équipe AG2R. «Ils ont bien joué le coup et ont fait une belle course. Souvent, on reproche aux équipes françaises de courir les unes après les autres et c'est dommage pour elles. Mais là, c'était une belle bordure», note l'ancien vainqueur de l'Amstel Gold Race. Il ne serait vraiment pas étonnant de le retrouver à la pointe du combat ces deux prochains jours…




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