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Sur le vélo quand même

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image L'an passé sur le Tour, Frank prend la pause ici avec Martine, son épouse et Gaby, sa maman, grand-mère depuis hier (Photo: kb)

Sait-on jamais, Frank Schleck va peut-être devenir un très bon spécialiste du chrono. Hier, pour le nouveau père, chaque minute a compté. Avec Martine, raconte Steve, son grand frère, ils sont partis à la maternité jeudi, à une heure. L'heureux événement s'est produit à six heures. Mais il est reparti pour l'entraînement qui était prévu...»

Fait et dit, à dix heures tapantes, Andy, Laurent Didier et Jakob Fuglsang étaient prêts pour suivre deux pilotes chevronnés. Johnny Schleck et Kim Andersen qui sont partis en direction de la proche Allemagne avant de revenir sur les routes du pays pour une nouvelle boucle, n'ont pas eu la poignée d'accélérateur légère. «Ça allait vite. Frank est venu avec la mine fatiguée mais sur le vélo, il était fort», témoigne Laurent Didier, admiratif.

Et voilà Johnny Schleck grand-père. «Frank a dormi une heure mais cette séance était importante, rapporte-t-il. Il reprend : «Il ne pouvait pas rêver d'un meilleur timing. Devenir père le jour de son anniversaire, ce n'est pas banal.» Johnny ne perd pas son regard d'ancien coursier. Car dès cette fin de semaine, l'enjeu sportif reprendra forcément le dessus même s'il n'est pas question de comparer les émotions. «La petite fille a bien attendu son heure, sourit Johnny. Imaginez-vous qu'elle vienne au monde la veille de l'Amstel. Frank serait forcément revenu de Lanaken où loge l'équipe toute la semaine. Pour tout le monde, c'est l'idéal. Et puis Frank, c'était son rêve d'avoir des enfants. Il faut le voir, il est super heureux...»

Kim Andersen lui aussi a apprécié de retrouver Frank hier matin avec cette bonne nouvelle à partager. «Il n'avait pas dormi mais il était super heureux. C'est extraordinaire pour lui. D'autant plus que tout n'avait pas été facile pour lui au Pays basque avec sa chute. Là, jusqu'à dimanche, il va se sentir transporté», note le directeur sportif danois, particulièrement attaché aux deux coureurs mondorfois.

Lui aussi est un ancien coureur professionnel chevronné. Il connaît donc l'influence du mental chez un sportif de haut niveau. «Cela va transformer sa vie et pour lui, à trente ans, c'est l'idéal», confirme-t-il avant d'oser quand même aborder le sujet de la course. «Les deux frangins sont très bien physiquement. Comme les autres années, ils joueront la gagne. Maintenant, ça reste une course...» Tout est dit!
D. B.

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