Home | People | GB: un présentateur avoue avoir abrégé la vie d'un malade, la police enquête

GB: un présentateur avoue avoir abrégé la vie d'un malade, la police enquête

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

La police britannique a ouvert une enquête après les aveux d'un ancien présentateur de la télévision et de la radio britanniques, qui a reconnu avoir mis fin aux jours d'un ancien amant malade du sida.


Ray Gosling, connu pour ses documentaires réalisés pour la BBC sur les problèmes de société, a expliqué avoir abrégé les souffrances d'un homme --non identifié-- qui était hospitalisé dans un état grave "au tout début de l'épidémie de sida", probablement pendant les années 1980. La confession du présentateur de 70 ans intervient en plein débat au Royaume-Uni sur le suicide assisté pour les malades en phase terminale. Il a fait cette révélation dans le cadre d'une émission de la BBC consacrée à ce sujet.
Le police du Nottinghamshire (centre de l'Angleterre) où il réside, a indiqué mardi qu'elle n'était pas au courant de cette affaire avant la diffusion du programme, et qu'elle allait "enquêter". "Dans un hôpital, par une après-midi chaude, le médecin a dit +Nous ne pouvons plus rien faire+, et il souffrait terriblement, terriblement", a raconté M. Gosling dans l'émission diffusée lundi. "J'ai dit au médecin +Laissez-moi seul juste un moment+ et il est parti. J'ai pris l'oreiller et je l'ai étouffé jusqu'à ce qu'il meure", a-t-il poursuivi.
Dans un entretien mardi sur la BBC, il a expliqué avoir passé un "pacte" avec son ancien amant: "Nous avions un accord en vertu duquel si cela devait en arriver là, je mettrais un terme à sa vie et c'est ce que j'ai fait". En vertu d'une loi datant de 1961, le suicide assisté est illégal en Angleterre et au Pays de Galles, et passible d'une peine maximale de 14 ans de prison.
La justice britannique a clarifié cette loi en septembre dernier: les personnes aidant un parent à se donner la mort ne seront probablement pas poursuivies si ce geste est motivé par la compassion et si le souhait du malade ne fait aucun doute. L'écrivain britannique Terry Pratchett, atteint d'Alzheimer, a proposé début février la mise en place de tribunaux ayant le pouvoir d'autoriser les proches de malades incurables à les aider à mettre fin à leurs jours.

Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us | Digg this story Digg

Subscribe to comments feed Commentaires (0 posté):

total: | Affiché:

Postez votre commentaire comment

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Estimez cet article
0