Le nerf de la recherche
L'association Recherches scientifiques Luxembourg (RSL) organisait hier une visite guidée du laboratoire pour que le public comprenne mieux le travail des chercheurs et son importance. De notre journaliste Audrey Somnard
Ils sont actuellement vingt chercheurs à travailler dans le laboratoire de recherche au CHL Kirchberg, dont six étudiants en thèse. Si ces derniers bénéficient de bourses, le laboratoire ne fonctionne que grâce aux subsides du ministère de la Recherche et du Fonds national de la recherche. Le Télévie a aussi une part importante dans le fonctionnement du laboratoire, notamment pour acheter du matériel particulièrement coûteux. Grâce aux dons récoltés en 2008, le laboratoire a pu acheter un système de purification et de détection de molécules. Les appareils n'ont pas l'air très impressionnants, mais le prix l'est plus: 250 000 euros. Et encore, le docteur Marc Diederich connaît quelques combines pour faire des affaires : «Nous essayons d'acheter des modèles de démonstration. Ils sont tout aussi efficaces mais ils coûtent beaucoup moins cher!»
Pour mieux se faire connaître et pourquoi pas collecter des dons, une visite était organisée hier. Un petit groupe qui a pu découvrir la vie d'un laboratoire et mieux comprendre les besoins immenses des chercheurs en matière de recherche contre le cancer. Le Dr Diederich a tout d'abord exposé les fondements de la recherche et en quoi elle consiste. La visite proprement dite du laboratoire de recherche s'est faite ensuite, au milieu des chercheurs en plein travail.
Les donateurs présents au laboratoire
Alors que le Dr Diederich explique le fonctionnement du laboratoire, on comprend vite à quel point les dons sont importants : sur chaque machine ou presque est inscrit la provenance, «à la mémoire de» pour les particuliers ou encore le nom de telle ou telle association qui a permis d'acheter du matériel qui coûte souvent des dizaines de milliers d'euros.
Depuis 2000, la jeune équipe de recherche a publié plus de 40 articles scientifiques dans des revues internationales, travaillant en étroite collaboration avec des universités dans le monde entier. Ceci souligne le fait qu'une recherche de qualité peut se faire au Grand-Duché malgré la taille du pays. L'équipe devrait s'agrandir d'ici à la fin de l'année pour atteindre 25 chercheurs.




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