Scanners : pas de précipitation
L'attentat déjoué le jour de Noël sur le vol Amsterdam-Detroit a relancé le débat sur l'utilisation de scanners corporels dans les aéroports. / David Marques
Notamment épinglés pour le fait de violer l'intimité des passagers, ces appareils auraient selon les experts permis de découvrir, dès l'embarquement, les explosifs fixés sur le corps du kamikaze.
Alors que les Pays-Bas ont annoncé vouloir passer dans les semaines à venir de la phase-test à la phase opérationnelle des scanners corporels à l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, le nouveau gouvernement allemand se dit également favorable à l'installation de ce genre d'appareils dans ses aéroports.
Comme évoqué dans notre édition du 28 décembre 2009, le Luxembourg ne souhaite pas prendre dans l'immédiat une décision quant à l'utilisation des scanners corporels à l'aéroport du Findel. «Ce qui doit primer, c'est l'évaluation des vols dits à risque. Pour l'instant, aucune des destinations au départ du Luxembourg ne tombe sous cette catégorie», note Claude Waltzing, directeur de l'Aviation civile.
Le Luxembourg reste attentif
Même sans disposer de connexion directe avec les États-Unis, la question de la sécurité reste une des priorités absolues à l'aéroport du Findel. «Nous respectons à la lettre tous les dispositifs prévus par la Commission européenne. C'est aussi à ce niveau que la question du scanner corporel sera débattue. Pour l'instant, son utilisation n'est possible que dans le cadre d'un test ou sur demande spécifique», précise Claude Waltzing.
Hier, la Commission a fait savoir qu'elle était prête à revoir sa position. Un comité d'experts doit se pencher sur la question dans les prochains jours. On annonce le respect de la vie privée et la santé des passagers comme priorités à suivre.
Les autorités luxembourgeoises se disent prêtes à suivre l'évolution dans ce dossier. «Dans le cadre du Conseil national de la sûreté de l'aviation civile, on est toujours attentif au développement de nouvelles technologies», indique le directeur de l'Aviation civile tout en précisant que l'installation ne pourra se faire du jour au lendemain. «Hormis le coût d'acquisition (NDLR : estimé à 115 000 euros/pièce), il ne faut pas oublier que les appareils doivent être certifiés et que le personnel doit être formé. Un discours avec l'ensemble des acteurs impliqués s'impose», conclut Claude Waltzing.




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