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Quand le prince George dope les ventes de lentilles du Puy en Angleterre


Le menu de la cantine du Prince George affole les tabloïds (Photo : AFP)

Le petit prince George s’est fait malgré lui l’ambassadeur des lentilles vertes du Puy, spécialité de la Haute-Loire, dont la demande explose en Angleterre depuis qu’elles figurent au menu de sa très sélect nouvelle école maternelle.

Il a suffi qu’un tabloïd anglais détaille le menu de la cantine de l’école de l’héritier de la couronne britannique, où apparaissaient des lentilles vertes du Puy-en-Velay, pour que les sujets de sa très gracieuse majesté se jettent sur cette légumineuse qui bénéficie d’une AOP (appellation d’origine protégée) depuis près de dix ans. Troisième dans l’ordre de succession au trône britannique, le prince George a fait sa rentrée le 7 septembre à l’école privée St Thomas’s Battersea. L’année scolaire y coûte près de 20.000 euros et le chef est français.

« Nous avons beaucoup de demandes de nos clients, sur place, en Grande-Bretagne, depuis l’article du Daily Mail, notamment de la part de restaurateurs. Les grossistes reçoivent plein d’appels ! », confie à l’AFP Antoine Wassner, patron de l’entreprise Sabarot, spécialiste des légumes secs en Haute-Loire, confirmant une information du quotidien La Montagne.

« C’est +l’effet star+ dès qu’un VIP s’affiche avec un produit ! Et c’est un magnifique coup de projecteur sur les lentilles du Puy en Angleterre, déjà notre 2e marché après la France. Et puis, faire le +buzz+ avec un légume sec, riche en protéines végétales, et un petit prince de 4 ans, c’est très politiquement correct! », s’amuse Antoine Wassner, dont l’entreprise exporte 50% de sa production de lentilles vertes, dont 10% en Angleterre.

« Peut-être que cette mode ne durera pas outre-Manche mais avec la vogue du +vegan+, on l’espère… », ajoute-t-il. De plus, la demande peut s’envoler car après une année 2016 médiocre en raison des intempéries, « nous avons une bonne récolte cette année, le double de l’an dernier, avec 2.500 à 3.000 tonnes de lentilles », se réjouit Antoine Wassner. « L’an dernier, on avait dû fixer des quotas à nos clients. Ce ne sera plus le cas ».

Le Quotidien / AFP

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