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Brésil: plus d’un million de manifestants attendus contre Dilma Rousseff


La présidente vit depuis décembre sous la menace d'une procédure parlementaire de destitution lancée par l'opposition qui l'accuse de maquillage de comptes publics en 2014, année de sa réélection, et au premier semestre 2015. (photo AFP)
La présidente vit depuis décembre sous la menace d'une procédure parlementaire de destitution lancée par l'opposition qui l'accuse de maquillage de comptes publics en 2014, année de sa réélection, et au premier semestre 2015. (photo AFP)

Plus d’un million de manifestants étaient attendus dimanche dans les rues du Brésil pour réclamer le départ de la présidente de gauche Dilma Rousseff, embourbée dans une crise politique majeure qui menace d’entraîner sa destitution.

Le géant d’Amérique latine, hôte cet été des jeux Olympiques, est de surcroît affligé par un recul de sa croissance économique et une forte inflation, d’où les craintes conjuguées de débordements lors de ces manifestations.

« Je lance un appel pour qu’il n’y ait pas de violences. Tout le monde à le droit de manifester, personne, d’aucun bord, de commettre des violences », a exhorté samedi soir Dilma Rousseff.

L’opposition espère mobiliser massivement ses partisans pour faire pression sur les parlementaires qui hésitent à voter pour ou contre le départ de la présidente de gauche au cours des prochaines semaines.

Des manifestations sont annoncées dans 438 villes du Brésil, dont Sao Paulo, capitale économique et financière du pays et fief de l’opposition, où les autorités attendent un million de protestataires.

Le Brésil entame sa deuxième année de forte récession économique, alors que la crise politique attisée par le scandale de corruption Petrobras paralyse l’action du gouvernement du Parti des travailleurs (PT – gauche) au pouvoir depuis 2003.

Les organisateurs des manifestations de dimanche sont des mouvements citoyens marqués à droite qui avaient déjà convoqué l’an dernier trois journées de protestations du même type. Lors de la plus importante, en mars 2015, ils avaient rassemblé 1,7 million de personnes.

« Contre la corruption »

Les partis d’opposition se sont pour la première fois explicitement joints à leur appel. « C’est le moment de porter les couleurs du Brésil et de descendre pacifiquement dans les rues pour protester contre la corruption du gouvernement Dilma », appelle le Parti social-démocrate brésilien (PSDB, centre droit), la principale force de l’opposition.

Le président du PSDB, le sénateur Aecio Neves, candidat malheureux contre Dilma Rousseff à la présidentielle de 2014, participera au cortège de Sao Paulo. L’opposition surfe sur les récents déboires judiciaires de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), mentor politique de Dilma Rousseff.

L’ancien ouvrier syndicaliste, qui avait présidé au « miracle » socio-économique brésilien des années 2000, a été rattrapé par le scandale de corruption Petrobras, qui éclabousse la coalition au pouvoir.

Le Quotidien / AFP

 

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