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Une nationaliste flamande « espère » la fin de la Belgique


Les propos de Liesbeth Homans n'ont pas manqué de faire réagir l'opposition francophone. (Photo AFP)
Les propos de Liesbeth Homans n'ont pas manqué de faire réagir l'opposition francophone. (Photo AFP)

L’un des principaux responsables du parti nationaliste flamand N-VA au pouvoir, Liesbeth Homans, a dit mercredi « espérer » que la Belgique aura cessé d’exister d’ici à 2025, suscitant de vives réactions de l’opposition francophone.

Ministre de l’Intérieur de la Flandre, la région néerlandophone du nord de la Belgique, Liesbeth Homans est l’un des plus proches alliés du chef de la N-VA et maire d’Anvers, Bart De Wever. Elle fait partie d’un panel de personnalités interrogées mercredi par la télévision publique flamande VRT sur leur vision de la Belgique en 2020.

A la question « La Belgique existera-t-elle encore en 2020 ? », Liesbeth Homans répond par l’affirmative. Mais lorsque le journaliste lui suggère que ça « ne sera peut-être plus le cas en 2025 », elle déclare : « Espérons que non ».

La Nouvelle alliance flamande (N-VA), le plus grand parti de Belgique, s’est fixé pour objectif, dans ses statuts, d’obtenir l’indépendance de la Flandre où vivent 60% des 11 millions de Belges. Mais ses dirigeants s’étaient jusqu’ici abstenus d’évoquer une date. En acceptant à l’automne 2014 d’entrer dans le gouvernement de droite dirigé par le libéral francophone Charles Michel, le parti nationaliste a renoncé à ses revendications autonomistes, mais uniquement jusqu’au prochain scrutin prévu pour 2019.

« Nous ne sommes pas favorables à une énième petite réforme de l’État, donc je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose (…) La scission, ou le transfert d’un maximum de pouvoirs aux régions, de sorte que la Belgique disparaîtra peut-être d’elle-même », a ajouté Liesbeth Homans.

Interrogé par le journal Le Soir alors qu’il recevait à Anvers Nicolas Sarkozy mercredi, Bart De Wever n’a pas désavoué Liesbeth Homans, mais, a-t-il ajouté, « j’éviterais personnellement de préciser des dates ». « Il faut être une sacrée autruche pour encore ignorer, après les déclarations de Liesbeth Homans, l’objectif de la N-VA : la fin de la Belgique », a réagi la députée socialiste francophone Laurette Onkelinx. « Liesbeth Homans dévoile maintenant la date de la fin de Belgique : 2025 », s’est indignée la députée centriste Catherine Fonck.

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