«On va y arriver»
La Grande-Duchesse Maria Teresa, avec Maggy Barankitse (au centre) et Aline Ndenzako, de la Maison Shalom, vendredi au Palais grand-ducal.
LUXEMBOURG- La fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse a dressé vendredi un premier bilan du Projet de la main tendue au Burundi.
En juin 2009, la Grande-Duchesse visitait la prison centrale de Bujumbura, au Burundi. S'en est suivi le Projet de la main tendue, mis en œuvre par la fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse, destiné à libérer les mineurs de prison et à réinsérer ces derniers dans la société locale. Un an et demi après, l'heure est à un premier bilan.
De notre journaliste
Salomé Jeko
Le Burundi... Un voyage rythmé de rencontres pour la Grande-Duchesse Maria Teresa. Sur place, cette dernière a découvert la vie des enfants du milieu carcéral. «Là-bas, j'ai pu constater une réelle violation du droit des enfants. Des jeunes de 10-15 ans se retrouvent dans des prisons surpeuplées et vétustes, où il n'y a pas de séparation hommes, femmes, mineurs, nourissons... Et tout ça pour des délits ridicules, comme un vol de fer à repasser par exemple.»
Réinsérer les jeunes
Bouleversée par ces images, la Grande-Duchesse promet aux autochtones et notamment à Maggy Barankitse, fondatrice de la Maison Shalom– une association locale fortement investie dans la prise en charge des enfants défavorisés– de tout faire pour aider à la libération de ces enfants. Une promesse mise en œuvre via le Projet de la main tendue, imaginé par la fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse en partenariat avec la Maison Shalom. «L'objectif de ce projet est de sortir les enfants de ce cercle vicieux qu'est la prison, en les libérant tout en leur assurant un suivi médical, social et psychologique, puis en les scolarisant ou en leur proposant un apprentissage afin de les réinsérer dans la société locale, soit dans leur famille d'origine soit dans une famille d'accueil, explique la Grande-Duchesse. La fondation accorde aussi des microcrédits à certains jeunes désirant créer une microentreprise suite à leur formation.»
Un an et demi après le lancement de ce projet, la fondation peut se targuer d'un premier bilan plutôt positif. À l'heure actuelle, ce sont 159 mineurs qui ont été libérés de prison au Burundi. Parmi ces derniers, certains ont entamé des formations de mécanicien automobile, de maçon ou encore de menuisier. D'autres sont retournés sur les bancs de l'école. «Il y a encore beaucoup à faire, mais j'ai de l'espoir. On va y arriver», espère la Grande-Duchesse qui envisage à l'avenir d'améliorer l'assistance juridique et la prise en charge des mineurs libérés, mais aussi de créer une structure d'accueil pour nourrissons au Burundi.
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