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Cyclisme/Frank Schleck: «On passe la dernière couche...»

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Frank Schleck retient l'essentiel. Il a remporté le Critérium International grâce à ses qualités de grimpeur.

Les frères Schleck effectuent à partir d'aujourd'hui au Pays basque leurs derniers travaux préparatoires des classiques ardennaises. Sur sa lancée de son succès désormais controversé du Critérium International, Frank pourrait bien continuer à briller sur les sommets. Confessions...

 


Entretien avec notre journaliste Denis Bastien
 

Hier en fin d'après-midi, les frères Schleck venaient de suivre en direct la retransmission du Tour des Flandres. Peu de temps auparavant, l'équipe Leopard-Trek qui s'alignera à partir d'aujourd'hui dans le Tour du Pays basque, avait sacrifié à une séance d'une heure trente. Évidemment, la possibilité d'un éventuel déclassement de son succès dans le Critérium International semblait dicter à Frank une certaine incompréhension.

Frank, venons-en tout de suite à cette histoire de carénage que vous auriez dissimulé sous votre maillot jaune lors du contre-la-montre final du Critérium International que vous avez remporté. Quelle est votre position?
Frank Schleck : Je suis surpris. Quand j'ai entendu ça, je n'ai pas bien compris. En fait, j'ai utilisé un CamelBak. Je ne sais pas si cela m'a fait gagner du temps. Ce que je sais, c'est qu'on voulait tester ce matériel pour les chronos en vue des prochaines courses sur des chronos plus longs comme celui du Tour de France, par exemple. Je ne savais pas que le CamelBak pouvait être considéré comme interdit. D'ailleurs, je ne pensais pas à mal en utilisant le CamelBak. En Corse, la presse, les commissaires ont vu ça et personne ne m'en avait parlé. Je ne pensais pas que cela poserait problème après coup. Je sais que beaucoup de coureurs ont déjà testé ça. Dans un chrono, c'est un système comme un autre pour boire. Je voulais essayer. Je ne voulais rien cacher. Pour quoi? Je ne peux rien dire d'autre et ne pas alimenter une polémique inutile. Je ne sais pas si je serai déclassé ou non, on verra. Mais pour conclure, je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal.

Toute polémique à part, comment se présente pour vous ce Tour du Pays basque alors que vous venez justement de remporter le Critérium International?
Samedi, avec Andy, on a fait un bon Grand Prix Indurain. Dans le peloton. Nous avons eu de bonnes sensations sur le final. C'était le plus important. Aujourd'hui (lisez hier), nous avons effectué les trente derniers kilomètres de l'étape du jour. Je peux vous dire que c'était dur. Très dur même. À trois kilomètres de l'arrivée, on a un passage à 25%!

On va donc voir les deux Schleck devant?
On verra. Nous sommes surtout là pour passer la dernière couche de notre préparation pour les classiques ardennaises. On verra bien ce qu'on peut faire. Mais le plus important, c'est de finir les réglages.

Andy nous faisait justement remarquer qu'il serait difficile de ne pas faire la course pour la gagne si vous étiez placés en fin de semaine au général (Le Quotidien du 2 avril). Vous êtes d'accord?
C'est vrai qu'on se laissera prendre au jeu. Dans ce cas, c'est évident que si on peut gagner, on le fera. Mais la priorité n'est pas là. Comme l'a dit Andy, les étapes du Tour du pays basque sont dures, donc on devrait être devant. Après, on verra ce qu'on doit faire.

Il y a quand même un piège de se laisser griser...
Oui et non. C'est vrai qu'on est là pour travailler en condition de courses sur des profils durs et des côtes de quatre, cinq kilomètres qu'on retrouvera justement sur les classiques ardennaises. Il faudra faire la course sans se dépouiller.

Qui seront les gros clients de ce Tour du Pays basque?
Samuel Sanchez est chez lui et il est arrivé en forme. Les côtes basques lui conviennent à merveille. Sur le punch, il est redoutable. Après on retrouvera des gars comme Kolobnev, Cunego, etc.

Les classiques ardennaises avancent à grands pas. Vos préférences pour 2011?
Ces cinq dernières années, j'ai déjà fait beaucoup de places d'honneur dans l'Amstel et Liège-Bastogne-Liège. J'ai remporté l'Amstel en 2006. Si on est dans le top 5 de ces deux classiques, on est capables de l'emporter. Je me focaliserai comme chaque année sur ces deux classiques, car il est évident que la Flèche Wallonne me convient moins bien.

La semaine dernière, vous nous indiquiez vouloir prendre un peu de temps pour savourer votre succès en Corse. Une semaine plus tard, qu'en est-il?
Je me suis fait plaisir, j'ai revu les images de mon succès au sommet du Col de l'Ospedale. J'ai gagné à la pédale comme on dit, pas grâce à la chance. Effectivement, cela donne beaucoup de confiance et de sérénité pour la suite.

Terminons avec ce Tour des Flandres d'anthologie où finalement, Fabian Cancellara se contente de la troisième place...
On est tous d'accord, Fabian était le plus fort. Je pense que tout le monde voulait le faire perdre. C'est logique tellement il est fort. On pensait qu'il était parti pour gagner. Mais il a faibli. Le fait d'avoir Chavanel dans la roue aussi longtemps a dû jouer. Fabian est humain. Il nous a manqué un petit rien. Il prendra sa revanche. 

Cyclisme: Le "carénage" de Frank Schleck sera étudié par l'UCI

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Pierre Meyer sur 2011-04-04 21:28:57
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Ce cher Frank, le pauvre ne savait pas que l'on ne pouvait pas utiliser une poche à eau!!!! Un plan d'entrainement chez un gynécologe il ne savait pas non plus!!!! En tout cas un métier de reconversion entant qu'acteur comique il pourra postuler!!!!
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