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Cyclisme/Andy Schleck : «Contador est battable»

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Andy Schleck prend du plaisir et ça se voit! (Photo: Julien Garroy)

Le rival annoncé d'Alberto Contador a fait le point, hier, à l'issue d'une course qu'il aura logiquement dominée avec son grand frère.

Andy Schleck semblait heureux de se retrouver dans cette drôle de course que sont les championnats nationaux. Au lendemain de sa dernière partie de pêche, le test a évidemment été concluant. Entretien...

Entretien avec notre journaliste Denis Bastien       



Ils sont montés en haut de l'échafaudage jouxtant le podium afin de distribuer à la criée divers objets dont des casquettes, à la foule. Puis Andy Schleck a livré ses impressions.

Votre premier commentaire sur la course?

Andy Schleck : Rien à réclamer! Je me sentais assez bien aujourd'hui (lisez hier). Les jambes seront là pour le Tour. Bon c'est un championnat en comité restreint. Mais franchement, j'ai l'impression qu'avec le peloton espoirs, le peloton du championnat ne fait que grimper. Un mec comme Bob (Jungels) m'a vraiment surpris. Et pas seulement lui, il y a de bons coureurs qui ont du potentiel. Cela élève le niveau de notre championnat. Et c'est toujours 160 kilomètres. On a dépensé des watts. Des courses comme ça, même si ça n'y paraît pas, il faut pouvoir les gagner et discuter en suite.

Pour l'arrivée, vous vous étiez arrangés Frank et vous?

Oui, je ne vais pas le cacher, ce n'était pas un secret qu'on ne ferait pas le sprint. Je pense quand même qu'à la fin de la journée, Frank était le plus fort. Il a fait l'attaque et a tiré beaucoup. Aujourd'hui, il gagne, dans deux semaines il travaille pour moi (il rit).

C'est ça le deal?

(Avec un grand sourire) Oui, c'est ça le deal... Bon sérieusement, si on avait fait un sprint, on ne sait pas ce qui serait passé. Mais nous n'allons jamais faire un sprint tous les deux. J'aime bien quand Frank est en haut du podium. J'ai plusieurs années encore devant moi.

Comment avez-vous trouver les Pyrénées que vous êtes allés reconnaître après le Tour de Suisse?

C'est dur. Je pense que c'était dur de rouler directement après le Tour de Suisse où j'ai beaucoup travaillé. Le Tour de Suisse a été éprouvant cette année, ça roulait vraiment vite tous les jours. J'aurais voulu me tester sur l'étape de Malbun mais comme j'étais malade, j'ai été décroché. J'aurais pu limiter les écarts mais ça ne servait à rien, je ne visais pas le général. Finir à huit minutes ou à quinze minutes c'est la même chose pour moi. Le lendemain à Serfaus où je finis deuxième et où je prends le maillot de meilleur grimpeur, j'ai fait une sacré étape. Sur 220 bornes, j'en ai passé 200 devant. Le Tour de Suisse m'a donné une confiance supplémentaire. Sinon sur les étapes, je pense que l'étape de Luz-Ardiden fera une plus grande différence que celle du plateau de Beille. J'ai été surpris, tu fais le Tourmalet, tu descends et tu remontes tout de suite vers Luz-Ardiden. Cette étape fera des différences.

Vous pensez avoir bien digéré le travail effectué récemment, avec le Tour de Suisse puis encore ces reconnaissances?

Oui, je le pense. J'étais limite fatigué quand je suis rentré des Pyrénées. Mais il ne faut pas oublier que la récupération fait partie de l'entraînement. Je suis resté tranquille cette semaine. Je suis affûté, je suis sur le poids idéal. Je suis rassuré.

N'est-ce pas trop dur de ne rien savoir sur la forme de votre adversaire direct, Alberto Contador?

C'est tous les ans comme ça, on ne se croise pas avant le Tour car en général, nous n'avons pas le même programme. Il a fait le Giro et deuxième aujourd'hui (hier) du championnat. Je pense qu'il est. Mais je pense qu'il est battable.

Comptez-vous améliorer votre forme entre le début du Tour et les grandes étapes décisives?


Il faut quand même être prêt tout de suite dans ce Tour de France, où une arrivée comme le Mur-de-Bretagne ne sera pas simple à gérer. Il n'y a pas de secret, le Tour commence vraiment à Luz-Ardiden. Je dis toujours la première semaine sert à monter en puissance pour être au top pour les deux dernières.

Expliquez-nous ce que vous attendez de vos coéquipiers comme Cancellara, O'Grady dans la première semaine?

Pour moi, le plus important c'est Stuart. Il est toujours avec moi. Il regarde derrière moi, devant moi, comme le fait Fabian avec Frank. C'est comme ça que les rôles sont distribués. On s'est rodé au Tour de Suisse, l'équipe est prête. Les mecs me disent : "Ne tinquiète pas Andy, s'il y a des bordures, on sera là."

Que pensez-vous de l'équipe de Contador?


Ce que je vois c'est que peut-être que Contador a le moteur pour doubler Giro-Tour de France. Mais je ne pense que ses coéquipiers l'ont. On verra comment ils seront dans la montagne. Je ne pense pas que tous les coureurs de son équipe qui étaient déjà avec lui au Giro ont son moteur. Chez nous par exemple, personne n'a fait le Giro. Au niveau de l'équipe, j'ai un avantage sur lui. Je ne le pense pas, j'en suis sûr.

À quand remonte votre dernier moment de détente?

C'était samedi, de la pêche.

Elle était bonne?

Non pas trop, mais j'y suis allé car ce lundi et mardi, ce sont les derniers préparatifs et on va partir pour le Grand Départ.

Comment vous sentez-vous?

Calme dans la tête. Bien dans mon corps. Je suis prêt mentalement et physiquement pour le Tour.

C'est la quatrième que vous serez au départ justement et récemment, Jens Voigt nous expliquait que ça comptait énormément d'accumuler cette expérience. Vous vous sentez plus fort qu'avant?

Cette année, j'ai développé plus de force dans ma tête. J'ai vraiment pris une année de plus. J'espère que ce sera un avantage. Moi, je peux rouler si j'ai du plaisir sur le vélo. Et là, je vais au Tour avec cette notion de plaisir.

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Jean-Claude Hamel sur 2011-06-27 14:10:44
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Cet entretien est rassurant pour les
supporters d'Andy. Un grand champion
qui est prêt mentalement et physiquement, qui part au Tour avec
plaisir et avec un esprit conquérant, ne peut que penser à la victoire du TDF,
le 24 Juillet.
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