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Cyclisme/Maxime Monfort: «Un petit Tour de France»

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«J'aimerais faire mieux que l'an passé et si possible remporter une étape», explique un Maxime Monfort comme toujours très motivé.

Le coureur wallon, sixième de la Vuelta en 2011, a montré sur les routes de la Ruta Del Sol (9e place au classement général final) qu'il était resté sur les mêmes bases pour la saison 2012. Il bénéficiera d'un statut de coureur protégé sur Paris-Nice.




Entretien avec notre journaliste Denis Bastien
 




Frank Schleck nous expliquait récemment que vous auriez une carte à jouer dans ce Paris-Nice où vous serez également protégé...
Maxime Monfort:
J'espère qu'il dit vrai (il rit). Dans notre équipe, nous sommes presque tous au même niveau et nous aurons donc plusieurs possibilités. Collectivement, nous serons là. On peut faire des choses, oui.
L'an passé, vous aviez terminé dixième de Paris-Nice. Évoluez-vous en ce début de saison sur les mêmes bases?
Je le pense, même si j'ai moins de jours de course. J'aurai donc plus de fraîcheur. À l'entrainement, les repères sont meilleurs.
Les leaders identifiés dans votre équipe sont Andreas Klöden et Frank Schleck. Comment allez-vous vous organiser?
C'est clair, Frank et Andreas sont les deux leaders. Et avec Andy, je suis le quatrième coureur protégé. Après, dans notre équipe, on a encore Linus (Gerdemann) et Jens (Voigt) qui sont tous les deux capables d'aller dans un coup gagnant. Cela fait donc six coureurs capables d'apparaître au général. Notre équipe pourrait être celle d'un Tour de France... C'est intéressant dans le contexte de ce Paris-Nice où les chronos apparaissent déterminants. Nous n'avons pas un gros favori comme Wiggins ou Martin peuvent l'être, mais de belles possibilités.
Et Valverde?
Moi, je vois plus un Wiggins qui, je le pense, mettra plus de temps dans les deux chronos à ses adversaires que ne le mettra un Valverde à Mende, même s'il est très fort en ce début de saison.
Alors, ce Paris-Nice va-t-il se résumer à l'arrivée de Mende et aux deux chronos?
On peut le schématiser comme ça mais attention, c'est un petit Tour de France et c'est ce qui est très intéressant. Il y a moyen de se faire piéger dans l'étape du lundi avec des bordures et celle de mardi avec une arrivée en bosse. À y regarder de près, on a l'impression que tout peut se passer tous les jours.
Vous résidez une bonne partie de l'année dans la région de Nice. On imagine que le col d'Èze, que vous escaladerez le dernier jour dans le chrono final, n'aura aucun secret pour vous...
Je le connais bien, en effet, le col d'Èze. Je l'ai fait une fois, voici une quinzaine de jours, en condition de course. Je pense qu'il s'agit d'un chrono qui va convenir davantage aux rouleurs qu'aux grimpeurs. Wiggins, Martin seront bien. Je pense que notre leader Andreas Klöden sera là également. On sera à 27, 28km/h dans cette montée. Ce n'est donc pas un truc de pur grimpeur.
Que faudrait-il pour qu'un coureur de RadioShack-Nissan-Trek s'impose?
Ce sera d'abord une très bonne répétition du prochain Tour de France du point de vue tactique. Il va falloir parvenir à surprendre, mais la tactique, si je l'avais, je ne la donnerais pas (il rit). Il faudra être intelligent au moment précis où la course basculera. Il faudra savoir prendre la bonne décision. Se tenir prêt. La bonne décision devra se prendre dans la seconde.
Au-delà de la mission qui vous incombera, quelle sera votre ambition personnelle?
J'aimerais faire mieux que l'an passé et si possible remporter une étape.
On le sait, dans les épreuves World Tour comme Paris-Nice, seuls les dix premiers coureurs marquent des points pour le classement mondial qui reste important pour le maintien des équipes en première division. Pour un coureur, ça compte de marquer des points?
Tout dépend de la situation dans laquelle on se trouve. Lorsque dans deux ans, je serai à la fin de mon contrat, ça comptera sûrement plus. Mais l'an passé, je fais dixième de Paris-Nice. C'est mieux que de faire onzième. Pour certains coureurs et pour certaines équipes, c'est devenu un impératif de marquer des points. Mais j'espère que l'UCI se rendra compte que ce classement n'est pas équitable. Dans le système actuel, les équipiers qui font leur boulot tout au long de la saison n'ont aucune chance d'apparaître. Vous voyez un équipier faire son boulot et terminer dans le top d'un grand tour ou dans le top des autres courses World Tour?
Après le début de saison, comment percevez-vous les possibilités de votre équipe?
L'équipe est plus forte presque partout. On s'entend bien, très très bien même. Et le manager général (Johan Bruyneel) est très présent. On verra comment on fonctionne pour la première grande course par étapes de la saison. Ce sera très intéressant. 


Huit hommes prêts... 


L'Allemand Andreas Klöden, vainqueur de l'épreuve en 2000, et les frères luxembourgeois Andy et Frank Schleck feront donc partie de l'équipe RadioShack-Nissan-Trek. Klöden, révélé en 2000 en gagnant le contre-la-montre du col d'Eze (de retour au programme cette année), s'est classé deuxième de la course au soleil l'an passé. Si Andy Schleck se présente sans ambition particulière au départ, son frère aîné Frank a déjà réussi des performances notables dans Paris-Nice (2e en 2009, cinq fois au total dans les dix premiers).
L'équipe RadioShack: Jan Bakelants (BEL), Markel Irizar (ESP), Andreas Klöden (ALL), Maxime Monfort (BEL), Joost Posthuma (PBS), Andy Schleck (LUX), Frank Schleck (LUX), Jens Voigt (ALL).

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