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Cyclisme/Andy Schleck : «Je pars dans l'inconnu»

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«Je ne suis pas sûr que ceux qui sortent du Tour du Pays basque et qui faisaient la course devant puissent être opérationnels dès l'Amstel.» (Photo: Julien Garroy)

FLÈCHE BRABANÇONNE- Le Mondorfois évoque les classiques ardennaises qui s'annoncent, d'où sa présence aujourd'hui dans cette semi-classique belge. Entretien.


En raison d'un programme remanié et de ses deux abandons pour Paris-Nice et le Tour de Catalogne, Andy Schleck se présentera dimanche au départ de l'Amstel Gold Race avec moins de repères que par le passé. Mais il se dit prêt à relever le défi.


De notre journaliste
Denis Bastien      
 



Le temps se gâte à l'horizon...» Andy Schleck était en route vers la proche Belgique, hier. Aujourd'hui, il disputera la Flèche Brabançonne, une course de préparation aux classiques ardennaises. Car dimanche, c'est déjà l'Amstel Gold Race qui figure au programme.


Vous êtes passé à l'attaque dans l'avant-dernière étape du Circuit de la Sarthe, la semaine dernière. Le test a-t-il été concluant?

J'ai bien attaqué mais je me suis retrouvé esseulé dans un groupe et j'étais le seul à rouler, donc cela n'a rien donné. Au début, je visais l'étape.

Il s'agissait d'un test?


Oui et je l'ai trouvé assez concluant. Je pense que je suis sur le bon chemin. Cette année, j'ai eu un tout autre programme que les années d'avant et comme je suis tombé malade sur Paris-Nice et que la neige et les mauvaises conditions m'ont conduit à l'abandon sur le Tour de Catalogne, je n'ai pas de repères. Je sais que j'ai davantage roulé à l'entraînement que les autres années. Et que mon poids est bon. Sensiblement le même que les années précédentes, à la même période.

Vous êtes donc satisfait de votre participation au Circuit de la Sarthe?


Oui, franchement. Il s'agit d'une course pas trop connue. Il y a un petit peloton qui se faufile sur de petites routes. Et cela roule vite du début à la fin. La journée la plus tranquille était celle des bosses, où j'ai attaqué. Mais je me souviendrai longtemps de la dernière étape, disputée sur un rythme fou. Même dans des courses Pro Tour, tu ne vois pas ça souvent. Aucune équipe ne contrôlait la course, donc ça roulait à bloc, à bloc...

Vous voilà au départ de la Flèche Brabançonne, une semi-classique qui sert d'ultime préparation aux classiques dites ardennaises, avec l'Amstel Gold Race dimanche, puis l'enchaînement Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Qu'attendez-vous de cette Flèche Brabançonne?


Il s'agit d'une journée d'entraînement améliorée sur 200 kilomètres. Il manque cinquante kilomètres par rapport à une grande classique. C'est raisonnable, 200 kilomètres, surtout si la pluie est de la partie. Les prévisions ne sont pas bonnes. Il risque d'y avoir du vent.

Comme vous n'avez que peu de repères jusqu'ici, pensez-vous être opérationnel, dimanche pour l'Amstel?


Je l'espère, mais c'est difficile à dire car je ne sais pas comment sont les autres, hormis ceux que j'ai pu voir à la télé sur le Tour du Pays basque par exemple. Il me semble que cette année encore, cette course a été dévoreuse d'énergie. Il a plu souvent, ça roulait vite. Je ne suis pas sûr que ceux qui sortent du Tour du Pays basque et qui faisaient la course devant puissent être opérationnels dès l'Amstel. Il leur faudra récupérer. Là, je sens que j'ai la fraîcheur.

Il y aura de plus des coureurs qui sortent des Flandriennes, comme Boonen, Chavanel, Sagan et Gilbert, même si ces deux derniers n'ont pas disputé Paris-Roubaix...

Oui, c'est vrai qu'il y aura ces coureurs à l'Amstel. C'est une classique un peu différente des deux autres, destinées aux grimpeurs.

Du fait du pépin de Fabian Cancellara qui l'a empêché de défendre ses chances dans les Flandriennes, pensez-vous avoir une obligation de résultats vis-à-vis de votre équipe, RadioShack-Nissan-Trek?


Pas une obligation, non, mais c'est clair que tout le monde veut un résultat. Je pense que ça peut le faire car Frank sera sans doute bien. J'ai observé qu'il n'était pas au top au Pays basque et j'estime que c'est plutôt bon signe car il va monter en puissance.

Comme les années dernières, on peut se douter que c'est surtout Liège-Bastogne-Liège qui vous tient à cœur, n'est-ce pas?

C'est clair que le parcours de Liège-Bastogne-Liège me convient mieux. C'est quand même plus une classique de grimpeurs. Sur l'Amstel, les puncheurs s'en mêlent. Mais l'an passé, j'avais quand même attaqué sur le final de l'Amstel.

Et l'équipe de Philippe Gilbert, en chasse, était revenue au pied du Cauberg. Que vous inspire le début de saison de Gilbert cette saison?

Sur ce qu'on a vu jusqu'ici, ce n'est pas le même Philippe Gilbert que l'an passé. Il n'a pas le même niveau. On verra bien comment il se trouve à présent.

Ce temps fort des classiques ardennaises vous permet-il de relâcher la pression en ce qui concerne le Tour de France, qui constitue presque une obsession?

Pas vraiment non. Toute ma saison est tournée sur le Tour. c'est l'objectif central, incontestablement. Maintenant, je reviens à ce que je disais, c'est difficile à l'avance de savoir dans quelle forme je me trouve et comment je vais me comporter puisque depuis le début de la saison, je n'ai quasiment jamais pu me frotter à la concurrence. Je pars un peu dans l'inconnu.

A priori, pensez-vous être à peu près au même niveau que l'an passé sur ces classiques où vous vous étiez montré comme l'un des plus farouches adversaires de Philippe Gilbert?

Oui, je pense que je suis en effet à peu près au même niveau. Et puis, je pense que nous aurons une belle équipe.

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