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Cyclisme/Andy Schleck /Frank Schleck :«Tous les scénarios sont possibles»

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Andy et Frank Schleck sont apparus déterminés, vendredi en conférence de presse. Ils ont rappelé qu'ils ont toujours été au rendez-vous.

C'est à l'hôtel de la Source qui jouxte le circuit de Spa-Francorchamps que les frères Schleck se sont confessés, deux jours avant la Doyenne.

 

De notre envoyé spécial à Francorchamps Denis Bastien
 


Ils sont arrivés à l'heure prévue. Et c'est de concert qu'Andy et Frank Schleck ont répondu aux questions d'une vingtaine de journalistes.

Andy, vous aviez dit en début de saison que vous ne vouliez pas être à 100% sur les classiques ardennaises pour mieux vous concentrer sur le Tour de France. Cette idée-là, a-t-elle changée depuis?
Andy Schleck :
Toutes les courses qu'on effectue, on aimerait les gagner, même si on n'est pas à 100%. J'ai un programme pour être au top pour le Tour. Maintenant, j'aimerais être mieux que je ne le suis, même si je suis pas mal. Pour dimanche, c'est évident que j'espère bien faire la course devant. Je répète ce que j'avais dit avant l'Amstel et la Flèche. Je ne suis pas favori, mais je commence à me sentir bien. Et je pense que je pourrai jouer un rôle important. Surtout à Liège car c'est la seule classique qui convient aussi bien à un coureur de classiques, qu'à un coureur qui vise le Tour de France.
Frank, comment vous sentez-vous?
Frank Schleck :
J'ai démontré que j'étais bien à l'Amstel. J'ai manqué de chance sur la Flèche wallonne. C'était un peu pourri pour notre équipe. Mais j'avais de bonnes sensations. On va dire que dimanche, l'équipe tournera autour de moi. On fera le maximum.
Quel serait votre scénario idéal?
F. S. :
Ce n'est pas mon idée d'arriver dans un sprint à sept, huit ou même quinze coureurs. Ce n'est pas mon scénario favori. Faut voir comment la course se passe. On a une tactique, un plan. Mais ce serait ridicule de vous le raconter. Au fur et à mesure de la course, on pourra l'adapter et le changer. On peut écrire 110 scénarios et pas un ne va se passer. La course peut être différente de ce qu'on pense.
Les courses précédentes ont eu du mal à se décanter. Pensez-vous que ce soit une tendance?
A. S. :
L'Amstel, c'était quand même un scénario différent des années précédentes. Sans doute à cause du froid et du vent. D'habitude, ça casse à partir de l'Eyserbosweg. Là, cela ne s'est pas passé comme ça. Quant à la Flèche wallonne, tout le monde attendait. On m'a beaucoup critiqué pour mes propos d'après-course. Mais les gens m'ont mal compris. J'avais beaucoup de respect pour le succès de Rodriguez mais ce que je voulais dire, c'est que je n'avais pas compris la tactique des autres équipes : aucune n'a essayé d'attaquer. Il n'y a quand même pas que nous qui désirons remporter des classiques. L'équipe Katusha était l'équipe référence pour la Flèche wallonne, elle le sera d'ailleurs encore dimanche, mais personne n'a essayé d'attaquer. Seulement, il est certain qu'aucun autre coureur ne peut le battre en cas d'arrivée au sprint en haut du mur de Huy. J'espère que dimanche, la course sera plus dure, plus animée. Ce le sera. Il y aura une grosse sélection avant l'arrivée à Ans.
Repensez-vous souvent au scénario de l'an passé?
F. S. :
C'était fabuleux ce qu'a réalisé Philippe Gilbert, l'an passé. Cette année, je pense que le moment-clé, ce sera encore l'enchaînement côte de la Redoute et Roche-aux-Faucons. Tout le peloton le sait. C'est là que la course va se décider. Mais on l'a vu dans l'Amstel, cela ne se passe pas toujours comme on le prévoit.
Qu'en pensez-vous, Andy?
A. S. :
Je pense que ce sera différent. La Flèche wallonne est la seule classique où une échappée peut avoir une chance d'aller jusqu'au bout. À Liège, ce n'est pas pareil. Ce n'est pas possible. L'Amstel, non plus, ce n'est pas possible. J'étais donc surpris et déçu de voir qu'il n'y eu pas d'autres équipes qui ont attaqué. Tout le monde attendait le mur de Huy. J'ai essayé, mais bon, ça ne s'est pas fait. Liège est une toute autre course. Les bosses sont plus longues, la distance est plus grande qu'à la Flèche. Je suis sûr et certain que nous aurons une course très animée, dimanche.
Cette édition de Liège-Bastogne-Liège semble très ouverte…
A. S. :
Chez RadioShack-Nissan-Trek, nous avons deux leaders, Frank et Chris Horner. Frank peut avoir cinq étoiles et Chris, quatre. Si j'ai une opportunité, une chance, je la prendrai. On voit qu'il n'y a pas de grand leader qui domine, comme c'était le cas l'an passé avec Philippe Gilbert. Les années d'avant, c'était Valverde l'homme à battre. Cette année, on ne sait pas vraiment.
Philippe Gilbert a glissé que le temps froid et humide qui est annoncé pour dimanche, lui allait bien. Votre avis?
F. S. :
On n'aime pas les mauvaises conditions mais cela ne peut pas jouer sur Liège comme sur l'Amstel. Bernard Hinault a gagné cette classique sous la neige. Cela ne sera pas si grave, cette année. La pluie ne me gêne pas même si je préfère de bonnes conditions.
A. S. : On n'aura pas de neige. S'il pleut, il pleut. Cette année, j'ai pris l'habitude de rouler sous la pluie. La flotte ne va pas nous stopper. C'est bon pour le jardin (rires).
Que ferez-vous cette année si vous vous retrouvez à trois avec Philippe Gilbert, comme l'an passé sur le final?
A. S. :
On l'attaquera dans la côte de Saint-Nicolas jusqu'à l'arrivée. Il n'y a rien d'autre à faire.
F. S. : Je suis d'avis que Philippe sera là car il a progressé, ces derniers temps. Je ne pense pas qu'il soit moins fort qu'en 2011, c'est tout simplement qu'il se trouvait, l'an passé, dans une forme exceptionnelle.
Comment est votre état de forme?
A. S. :
Je me sens très bien. J'ai envie de rouler cette course qui est notre course d'un jour préférée.
F. S. : Je suis bien, vous le savez.
Comment s'est passée votre reconnaissance ce matin?
A. S. :
On a parcouru les 110 derniers kilomètres. Nous sommes montés dans la Redoute et la Roche-aux-Faucons, les deux secteurs stratégiques. Depuis le temps, on commence à connaître ces routes par cœur. Franky ne m'a pas lâché donc c'était rassurant pour moi.
Frank, vous allez participer à votre neuvième Liège-Bastogne-Liège. Vous avez terminé deuxième, deux fois troisième. Votre expérience va-t-elle vous aider?
F. S. :
C'est vrai qu'avec Andy, on ne s'est jamais raté sur les classiques, quasiment toujours présents dans le groupe qui dictait la course... L'expérience est importante, c'est vrai. Une course comme ça nécessite de l'endurance. On ne s'est quasiment jamais raté. On est motivés, on est proches du Luxembourg, c'est notre terrain. Pour la Doyenne, c'est spécial, c'est une grande classique. On est sur notre terrain.
Andy, allez-vous tenter plus tôt que la Roche-aux-Faucons?
Je ne peux pas le dire, pour le moment, je ne sais pas. En 2009, je l'ai emporté en attaquant là, mais le scénario, nous ne l'avons pas. Une chose est claire, il n'y aura pas d'attaques dans les cent premiers kilomètres (rires). Personne ne sait où la décision se fera. Tous les scénarios sont possibles. 

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