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Agenda 2030 : les ONG réclament un développement durable


Le ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, Romain Schneider, et le secrétaire d'État au Développement durable et aux Infrastructures, Camille Gira (6e et 7e de la g.) ont
reçu une position commune de douze organisations de la société civile, représentées par Jean Ries, Sergio Ferreira, Martina Holbach, Carole Reckinger, Christine Dahm et Armand Drews. (photo Alain Rischard)
Le ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, Romain Schneider, et le secrétaire d'État au Développement durable et aux Infrastructures, Camille Gira (6e et 7e de la g.) ont reçu une position commune de douze organisations de la société civile, représentées par Jean Ries, Sergio Ferreira, Martina Holbach, Carole Reckinger, Christine Dahm et Armand Drews. (photo Alain Rischard)

Douze organisations issues de la société civile ont remis au gouvernement, mercredi, une prise de position commune sur la mise en œuvre de l’Agenda 2030, pour un développement durable au Luxembourg.

Les 193 États membres des Nations unies ont adopté, lors du sommet du 25  septembre dernier à New York, l’Agenda 2030 pour un développement durable («Agenda 2030»). La feuille de route, que le Luxembourg s’est également engagé à suivre, édicte 17  objectifs de développement durable (ODD) à atteindre à l’horizon 2030.

Dans ce cadre, douze organisations de la société civile luxembourgeoise se sont accordées sur un papier commun, qu’elles ont remis, mercredi, au ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, et au secrétaire d’État au Développement durable et aux Infrastructures, Camille Gira, dans les salons de l’hôtel Melia situé aux Trois Glands, à Luxembourg-Kirchberg.

L’Agenda 2030, «un agenda pour tous»

Le document, qui se veut un recueil de réflexions communes, s’adresse en premier lieu au gouvernement Bettel, mais également à la Chambre des députés, à la société civile elle-même, et aux citoyens. « Notre gouvernement a pris un engagement qui représente un défi de taille », a lancé, à cette occasion, la directrice du Cercle de coopération des ONG de développement du Luxembourg, Christine Dahm. Celle-ci faisait d’ailleurs partie de la délégation luxembourgeoise qui s’était rendue au siège des Nations unies, en septembre. Il s’agit d’« un projet extrêmement ambitieux qui nécessite un effort commun », a encore estimé Christine Dahm.

L’Agenda 2030 s’avère, en effet, être « un agenda pour tous », selon la formule employée par les douze organisations. Si l’engagement du gouvernement a officiellement été pris, toute la difficulté sera de transposer les 17  objectifs sur le terrain.

D’autant plus que l’Agenda 2030 n’est pas juridiquement contraignant et que certains de ses objectifs apparaissent contradictoires. À l’image de l’objectif n°  12 qui appelle à «assurer des modes de consommation et de production durables (responsables)», alors que l’objectif n°  8 revendique «une croissance économique durable et inclusive». Selon la position commune des 12 ONG, la contradiction des deux objectifs précités est «tout au moins discutable si le dogme de la croissance économique est compatible avec une consommation et une production durables».

Cela étant, et bien que certains objectifs paraissent a priori utopiques (voir par exemple l’objectif n°  1 visant à l’éradication totale de la pauvreté extrême), les ONG ont salué l’engagement du gouvernement, bien que tout reste évidemment à faire. Dans ce cadre, la position commune invite le gouvernement à « faire du développement durable une priorité fondamentale et transversale, déterminant toutes les politiques gouvernementales ». Il s’agira, par exemple, pour le pouvoir exécutif de « profonds changements structurels dans tous les domaines » ou encore de « faire preuve de courage politique et de leadership », selon Christine Dahm. Au nom d’un développement durable et équitable en faveur des générations futures.

Claude Damiani

Douze ONG, un même combat

Le document remis au ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, ainsi qu’au secrétaire d’État au Développement durable et aux Infrastructures, Camille Gira, hier, à l’hôtel Melia de Luxembourg-Kirchberg, est le fruit de 12 organisations issues de différents secteurs de la société civile luxembourgeoise, à savoir : l’OGBL, l’ASTI, Bio Lëtzebuerg, Caritas Luxembourg, CELL, le Cercle de coopération des ONG de développement, le CLAE, Etika, Greenpeace Luxembourg, le LCGB, le mouvement écologique et natur&ëmwelt.

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