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L’ACEL veut revaloriser les bourses d’études


(Illustration : Archives LQ)
(Illustration : Archives LQ)

Selon l’analyse de l’Association des cercles d’étudiants luxembourgeois (ACEL), les montants actuels de l’aide financière pour études supérieures ne sont pas suffisants.

En avril, le ministère de l’Enseignement supérieur avait dévoilé les chiffres d’une première étude d’évaluation du nouveau système de bourses, introduit à l’été 2014, et des besoins financiers des étudiants. «Faire évaluer le nouveau système éatit une de nos revendications. Au moment de la présentation de l’étude, le secrétaire d’État, Marc Hansen, s’est cependant basé sur les seuls chiffres bruts, sans présenter une analyse plus approfondie», déplore Laurent Cattarinussi, vice-président de l’ACEL.

L’association a profité de ces derniers mois pour réaliser sa propre analyse, avec à la clé de nouvelles revendications concernant le récent système de bourses d’études. La principale conclusion est qu’il ne soutient pas suffisamment les étudiants issus de ménages avec des bas et moyens revenus. «En juin, Marc Hansen a estimé qu’avec le nouveau système, chacun pouvait continuer de mener des études supérieures à l’étranger. Après avoir analysé les chiffres, il nous faut cependant prendre nos distances avec cette conclusion», souligne encore Laurent Cattarinussi.

Une marge financière existe

Sans remettre en question le système dans son ensemble, l’ACEL souhaite donc revaloriser la bourse sociale et revoir la bourse familiale. Il s’avère, en effet, que ce sont surtout les étudiants issus de ménages à bas revenus qui sont obligés de travailler à côté de leurs études pour les financer. Cette même catégorie d’étudiants est aussi la plus nombreuse à devoir contracter un prêt d’études. «La bourse sociale est censée réduire les inégalités sociales. La différence du soutien financier entre un étudiant issu d’un ménage à bas revenu et celui issu d’un ménage avec des revenus plus élevés peut atteindre jusqu’à 1 800 euros par an», indique Laurent Cattarinussi.

Afin de mieux compenser cette différence, l’ACEL souhaite augmenter de 50 % la bourse sociale pour les étudiants dont la famille dispose de revenus inférieurs à 2,5 fois le salaire social minimum. Le montant maximal de cette bourse, échelonnée en fonction du revenu des parents, est actuellement de 3 000 euros.

Les enfants issus de familles nombreuses sont aussi pénalisés, estime encore l’ACEL. Jusqu’à présent, la bourse familiale était versée seulement aux étudiants dont un frère ou une sœur poursuivait également des études supérieures. Pour l’ACEL, chaque enfant doit désormais être pris en compte dans le calcul de la bourse familiale. L’association souhaite aussi l’augmenter de 500 à
1 000 euros par an. «Notre analyse repose sur des faits. Le ministère avait annoncé que des adaptations du nouveau système seraient faites si l’étude démontrait des lacunes. Nous sommes donc confiants que nos revendications seront suivies», conclut Clifton Cano, président de l’ACEL. Il resterait de la marge, car selon les dernières estimations du ministère, seuls 93 millions d’euros sur les 120 millions d’euros budgétisés ont été versés lors de l’année académique écoulée.

Afin d’évaluer plus efficacement la situation socio-économique de l’étudiant, l’ACEL plaide, enfin, pour la mise en place d’un organe étatique.

D. M.

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