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Vendue pour un euro symbolique, une petite station de ski du Doubs revit

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Photo: afp

La petite station de ski d'Entre-les-Fourgs, un hameau du Haut-Doubs, donnée pour morte au printemps dernier et rachetée pour l'euro symbolique par un trio de passionnés, a retrouvé des couleurs et des touristes en cette période de vacances.


"Station familiale d'Entre-les-Fourgs, un petit coin de paradis vous attend", indique une pancarte à Jougne (Doubs), à proximité de la frontière suisse. Cinq kilomètres plus loin, la petite station, ses deux téléskis et ses quatre pistes, se dressent à flanc de colline, au milieu des forêts de sapins du massif du Jura.

Ce "petit paradis" a pourtant failli disparaître. Incapable de débourser 80.000 euros pour réaliser des travaux de mise en conformité des remontées mécaniques, à faire tous les 30 ans, l'association gestionnaire de la station l'a mise en vente pour un euro au printemps 2011.

Un agriculteur et un électricien de Haute-Saône, ainsi qu'un agriculteur d'Entre-les-Fourgs, ont relevé le défi et ont racheté deux téléskis, deux motos-neige et une dameuse.

"Au lieu de passer par une entreprise, nous avons acheté pour 25.000 euros de matériel et nous avons fait les rénovations nous-mêmes. A nous trois, nous avons passé 700 heures à démonter et changer les pièces des téléskis", raconte Alain Gresset.

Le complexe situé entre 1.090 m et 1.250 m d'altitude a obtenu l'autorisation de tourner pour la saison 2011-2012 et a redémarré mi-décembre. Ouverte uniquement les mercredi et le week-end pendant la saison, la station ouvre tous les jours pendant les périodes de vacances.


Magie et tranquillité


Un oeil sur les tire-fesses, l'autre sur sa ferme au pied des pistes, l'agriculteur de 52 ans avait à coeur de "sauver" la station née en 1954, où il skiait déjà enfant. "A Entre-les-Fourgs, les deux hôtel-restaurants, la fromagerie et l'école ont fermé. Il ne reste que la station de ski", dit-il.

Une quarantaine de bénévoles du village font vivre le site avec une yourte-restaurant au pied des pistes et diverses manifestations.

Pour Cyril Chapuzot et Patrice Cuny, dont les épouses s'occupent de la caisse et de la location du matériel, la fréquentation "dépend beaucoup du temps et de l'enneigement".

Si "le début de saison a été un peu difficile, avec peu de soleil et une vague de froid qui a fait descendre la température à - 26 degrés ressentis, les vacances de février se présentent bien", ajoutent-ils, confiants pour la suite de l'aventure.

Et les touristes, venus de la région ou d'ailleurs, semblent apprécier. "Le site est un peu petit pour les passionnés de ski de descente, mais l'endroit est magnifique et plus tranquille que les grandes stations des Alpes", affirment, ravis, quatre amis d'une soixantaine d'années, venus de la région parisienne et dont l'un possède une maison familiale dans la région.

"L'endroit est super pour apprendre aux gamins à skier. Il y a peu de monde et les enfants sont bien encadrés pour prendre le tire-fesses", s'enthousiasme Sandra Creste, venue de la Suisse voisine pour initier les enfants, âgés de 3 et 7 ans, d'un couple d'amis normands.

Depuis le début de la saison, entre 1.500 et 2.000 skieurs ont dévalé les pentes de la station. Les responsables qui espèrent rentrer dans leurs frais d'ici cinq ans, tablent sur 3.000 à 4.000 clients avant la fin de la saison.

 

afp

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