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[Débriefing] « Le HB Esch, c’est le niveau international »


Sacha Marzadori et les Eschois ont fait souffrir Rumelange. (Photo Editpress)

Marc Kirchen, gardien de Rumelange, revient sur la lourde défaite essuyée par les siens contre Esch (21-64) en 8e de finale de la Coupe de Luxembourg.

Vous a-t-on beaucoup parlé depuis samedi de cette défaite contre Esch (21-64) ?

Marc Kirchen : Non, pas trop. J’ai entendu certains commentaires, mais rien de bien méchant. Certains se demandaient pourquoi je n’avais pas joué davantage…

Quels sentiments gardez-vous de cette rencontre ?

On ne s’attendait pas à gagner, mais j’espérais qu’on ne soit pas ridicules. Pour une fois qu’on avait les tribunes un peu remplies, il fallait pouvoir sortir du terrain la tête haute.

En encaissant 64 buts…

C’était bizarre. Notamment le début de rencontre. J’avais l’impression que notre équipe était comme endormie. Les passes, mêmes simples, n’arrivaient pas à destination. Sur les 64 buts encaissés, une bonne quinzaine le sont sur contre-attaque.

À la mi-temps, Holger Schneider, l’entraîneur eschois, a demandé à ses joueurs de ne pas lever le pied…

Esch est resté sur le même rythme durant tout le match. Au moins, ils ne se sont pas foutus de nous.

Vous avez pu discuter un peu avec eux après le match ?

Non. J’ai discuté un peu avec mes partenaires, bu une bière et suis parti car j’avais quelque chose de prévu.

À voir l’écart qui opposait samedi les deux formations, on en viendrait à se demander s’il ne serait pas préférable de fusionner certains clubs. Dan Epps, le président de la FLH, imaginait très bien le cas entre Rumelange et Esch justement. Qu’en pensez-vous ?

Je suis contre ! Absolument contre ! La fédération fait déjà tout pour inciter les clubs à fusionner. Par exemple, si on aligne quatre équipes, le club doit avoir quatre arbitres. S’il n’en a que deux, il doit écoper de 500 euros par arbitre manquant. Ce n’est qu’un exemple… Et pour un club comme le nôtre qui a un budget d’environ 6 000 euros, ce n’est pas rien. Et puis, la spécificité d’un club comme le nôtre, c’est l’ambiance qui y règne. Après un match, on mange ensemble. Il y a un vrai esprit et c’est important de préserver cette ambiance. Une ambiance qui n’existe pas d’ailleurs dans les gros clubs. C’est ma quatrième saison au club et j’y suis très bien.

Êtes-vous d’accord pour dire qu’il y a des clubs de compétition et d’autres, de loisir ?

Oui, absolument. Et c’est aussi pour cette raison que je suis contre la fusion. Admettons que vous aimez le handball, que vous y jouez pour votre plaisir mais que, d’une saison à l’autre, les clubs ont décidé de fusionner. Il y a donc moins d’équipes et si vous n’êtes pas aussi talentueux qu’un Scholten ou un Pulli, vous faites quoi ? Ben, vous ne pouvez pas pratiquer le sport que vous aimez. Après, il faut se rendre compte aussi que Esch, Käerjeng ou Dudelange, ce sont des grosses communes. Les clubs sont soutenus. À Rumelange, le bourgmestre va aux matches de football le dimanche, mais je ne l’ai jamais vu à la salle.

Entretien avec Charles Michel

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