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Masters 1000 de Montréal – Muller, prêt pour le show Monfils


Capable de tenter les coups les plus fous, Gaël Monfils va-t-il avoir l'occasion de faire le spectacle face à Gilles Muller (en médaillon) ? (Photo : AFP)
Capable de tenter les coups les plus fous, Gaël Monfils va-t-il avoir l'occasion de faire le spectacle face à Gilles Muller (en médaillon) ? (Photo : AFP)

Gilles Muller (n°46) affronte pour la première fois le fantasque Gaël Monfils (n°15), ce soir en 16e de finale (pas avant 18h). L’opposition de styles s’annonce explosive.

Engagé dans son troisième tournoi de préparation pour l’US Open, le Luxembourgeois va passer un test difficile face au n°3 français.

ÀMontréal, Gilles Muller et Gaël Monfils se sont déjà croisés. C’était hier, dans les vestiaires, après la victoire du Français au 1er tour face à Fabio Fognini. Sur les courts? Jamais. «J’étais avec lui (Muller) dans le vestiaire et on trouvait incroyable de ne jamais s’être joués, que ce soit en juniors, Futures, Challengers ou sur le circuit», raconte Monfils. Des quatre meilleurs Français, il est le seul à ne pas avoir affronté «Mulles» au moins une fois.

Le Luxembourgeois a enchaîné cette année en l’espace de trois tournois Jo-Wilfried Tsonga (n° 24, à Wimbledon), contre qui il a joué deux fois, et Richard Gasquet (n° 13, à Washington), qui s’est déjà retrouvé face à lui à cinq reprises. Muller a affronté Gilles Simon (n° 11) une fois, l’an dernier à Tokyo. Le bilan face à ces trois-là : 6 défaites, 2 victoires (face à Gasquet).

Quoi qu’il en soit, ce Muller-Monfils que certains ont pu attendre pendant longtemps promet une opposition de styles assez excitante, entre un Luxembourgeois adepte du service-volée fait pour cette surface dure de Montréal, de Cincinnati la semaine prochaine puis de l’US Open à la fin du mois, et cet acrobate à la caisse énorme, capable de balayer du fond du court jusqu’à en rendre malades ses adversaires. Et s’il déteste le gazon au point d’avoir zappé le dernier quart de finale de la Coupe Davis entre la France et la Grande-Bretagne, Monfils a déjà montré qu’il était très à l’aise sur dur. À son palmarès, cinq titres dont quatre sur cette surface, à Montpellier (2014, 2010), Stockholm (2011) et Metz (2009).

Monfils : «C’est un super joueur»

Comme Tsonga à Wimbledon et Gasquet à Washington, le n° 3 français s’est néanmoins pointé au Canada sans avoir un match sur dur dans les jambes. Enfin, depuis Miami, en mars, ce qui fait tout de même un long moment. Après Wimbledon, Monfils est allé retrouver il y a deux semaines la terre battue à Umag, en Croatie, où il a manqué de se hisser en finale, battu par l’Autrichien Dominic Thiem en demie. Muller, lui, avait fait depuis longtemps une priorité de cette tournée américaine. Logique. Cela a plutôt pas mal payé pour l’instant, avec une demi-finale à Atlanta où il aurait même pu viser la finale (remportée par John Isner aux dépens de Marcos Baghdatis, tombeur du Luxembourgeois) et un 2e tour à Washington, où il a affronté un joueur du calibre de Gasquet peut-être un peu trop tôt.

Pour réaliser un tour de force face à Monfils ce soir (voire cette nuit), Muller estime d’ores et déjà qu’il va falloir servir mieux qu’au 1er tour face au Canadien Philip Bester (n° 225), invité cette année (il n’a remporté qu’un match de qualifications en sept apparitions à Montréal) et battu facilement, 6-2, 6-3. «J’ai fait un match solide sans briller, a d’ailleurs affirmé Muller au terme de cette partie qui s’est achevée dans la nuit de lundi à hier. J’ai eu quelques moments chauds, mais je les ai bien gérés. J’ai fait des bons points pour breaker.»

Monfils, lui aussi, affirme vouloir faire mieux face au Luxembourgeois, maintenant qu’il a pu se jauger un peu face à Fognini. «C’est un joueur (Muller) qui fait une super saison, qui joue bien, sert bien et est très agressif. Je vais essayer de mieux servir. [Face à Fognini], j’aurais pu essayer d’avoir un pourcentage plus élevé. J’ai hâte de jouer ce match parce qu’avec Gilles, on se connait depuis longtemps.» Encore une fois, le défi est de taille.

Raphaël Ferber

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