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Fage, le géant du yaourt, va implanter une usine au Luxembourg


Étienne Scheinder s'est réjoui jeudi que Fage souhaite, dans la mesure du possible, employer des demandeurs d'emplois inscrits à l'Adem. (photo Didier Sylvestre)

Fage, le géant du yaourt né en Grèce en 1926 et présent au Grand-Duché depuis 2012, a décidé d’installer une usine au pays et d’investir quelque 100 millions d’euros. L’annonce a été faite ce jeudi par le ministre de l’Économie, Étienne Schneider. L’entreprise veut créer 100 emplois et compte ouvrir son usine avant fin 2018 dans la zone d’activité économique nationale de Wolser.

Chose promise, chose due. Il y a quelques jours encore, le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, annonçait un nouvel investissement important pour le Luxembourg après ceux de DuPont de Nemours à Contern, pour 350 millions d’euros, et d’Euro-composites à Echternach. jeudi après-midi, le voile a été levé sur l’identité de celui qui va investir son argent sur le territoire.

L’heureux élu est Fage, un groupe agroalimentaire grec spécialisé dans la fabrication de yaourts qui a été fondé en 1926 à Athènes par Athanassios Filippou, le grand-père de l’actuel PDG. Outre son usine à Metamorfosi, en Grèce, l’entreprise installe une usine à Johnstown, dans l’État de New York, en 2008. En 2012, Fage arrime son quartier général européen au Grand-Duché et plus précisément à Strassen.

Luxembourg, pays aux nombreux atouts

Cette même année, Fage International S.A. est créée. Comme l’indique le site internet du groupe, il s’agit de « la société mère de toutes les opérations ». Les premières exportations remontent à 1989, avec l’arrivée de ses produits sur le marché britannique. Le groupe exporte aujourd’hui vers 40 pays différents dont l’Italie, la Grande-Bretagne, la Belgique ou encore l’Allemagne. Ceux-ci représentent les marchés européens les plus importants.

Les produits sont également vendus au Luxembourg, mais pas assez si l’on en croit Athanassios-Kyros Filippou, l’actuel PDG. Celui-ci espère que sa troisième usine sera opérationnelle fin 2018. Elle sera construite sur un site de 15 hectares situé dans la zone d’activité économique nationale de Wolser, entre les communes de Dudelange et Bettembourg.

Les investisseurs cherchaient un site dans un rayon de 300 kilomètres du siège européen. D’autres pays étaient en concurrence avec le Grand-Duché, mais il semblerait que celui-ci ait obtenu leurs faveurs. Pour Étienne Schneider, «une fois de plus, nos atouts ont joué en notre faveur. Il s’agit notamment des relations étroites avec les administrations, de l’environnement politique et économique stable ainsi que de la proximité du Grand-Duché avec les marchés visés en raison de sa situation géographique au cœur de l’Europe».

À propos de la localisation, Kyriakos Filippou, le directeur opérationnel, a assuré que l’installation du quartier général au Luxembourg il y a quatre ans expliquait aussi en partie «notre intérêt à localiser ici une unité de production desservant le marché européen. Nous visons une production annuelle de 40 000 tonnes de yaourt, voire plus».

Pour atteindre ce niveau de production, l’usine aura besoin de 180 000 tonnes de lait, ce qui équivaut à la moitié de la production nationale par an dans le pays. On ignore si l’or blanc utilisé dans la fabrication des yaourts viendra du Grand-Duché ou d’autres pays. L’entreprise dit avoir des contacts avec Luxlait.

Le ministre a ajouté qu’il se réjouissait que Fage souhaite «aussi embaucher, dans la mesure du possible, des demandeurs d’emploi inscrits à l’Adem». L’entreprise prévoit effectivement de créer 100 nouveaux emplois au Luxembourg. L’investissement est de 100 millions d’euros.

Apparemment, selon Étienne Schneider, un autre gros investissement industriel devrait être annoncé au mois de septembre. Une nouvelle affaire à suivre…

Aude Forestier

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