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Le Findel attire toujours plus


En 2014, 2 468 075 personnes ont effectué un voyage depuis l'aéroport du Findel, selon les chiffres de lux-Airport. (Photo : Archives LQ)

Depuis quelques semaines de nouvelles compagnies aériennes annoncent leur arrivée à l’aéroport du Findel. Un gage de reconnaissance et de succès pour lux-Airport.

Parfois, la venue d’une compagnie contraint une autre à partir. C’est le cas de Chalair, qui cessera de desservir Luxembourg depuis Lyon le 27 novembre prochain. À cette occasion, Le Quotidien s’est demandé comment une compagne aérienne arrive et part d’un aéroport.

« Je suis heureux d’annoncer l’arrivée d’une nouvelle compagnie aérienne (NDLR : LOT Polish Airlines). C’est la troisième en 26 jours», a annoncé, mardi avec le sourire, Johan Vanneste, le directeur général de lux-Airport.

Lire aussi : La compagnie LOT reliera Varsovie à Luxembourg

 

Depuis quelques temps, le Findel enregistre de nouvelles arrivées. Après Chalair en septembre, qui finalement pliera bagage à la fin de cette semaine, Aegean Airlines qui arrivera l’été prochain et Hop!, la compagnie à bas coûts d’Air France, dont l’arrivée sur le tarmac est prévue en février 2016, c’est LOT qui complète la liste. Dès mars 2016, le Luxembourg sera relié à Varsovie, sans escale et, le cas échéant, à d’autres villes de l’Europe de l’Est comme Bucarest, Sofia ou encore Budapest.

Le Findel, une perle rare

Avec toutes ces arrivées, une question se pose : qu’est-ce qui rend l’aéroport luxembourgeois si attractif aux yeux des compagnies aériennes? Pour Johan Vanneste, le directeur général de lux-Airport, l’attractivité de son aéroport est due à plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, on compte : «Le choix et le nombre de destinations, qui a augmenté», mais aussi, la taille de l’aérogare et les services offerts. «Le bâtiment n’est pas énorme, il est à taille humaine, avec des commerces, un parking de bonne qualité et une bonne connexion avec les transports publics.» Grâce à ses atouts, le Findel peut être considéré comme «une perle rare». D’ailleurs, Johan Vanneste, l’atteste : «On fait tout ce qu’on peut pour le rendre attractif.» Le mouvement d’arrivée et de départ de compagnies aériennes n’a rien de nouveau.

D’après Johan Vanneste, «il y a plus de compagnies qui arrivent (au Findel) que de compagnies qui ne le quittent. Cette tendance va continuer», dit-il.

Et une arrivée dans un nouvel aéroport, comment ça se passe? «Normalement, commence Johan Vanneste, la compagnie demande des informations à l’aéroport concernant la typologie et le potentiel du marché luxembourgeois.» La deuxième étape passe par la présentation à la compagnie de «tous les atouts de l’aéroport et le potentiel du marché». Les aéroports rencontrent les compagnies aériennes lors de «congrès spécialisés, comme Routes Europe, Routes World ou Connect», explique le directeur général de lux-Airport.

La démarche ne s’arrête pas là. La compagnie intéressée demande «des slots (NDLR : des créneaux horaires), ce qui ne pose pas de problème d’habitude», puis elle demande «un prix pour le handling (NDLR : assistance technique et de maintenance aux aéroports) aux sociétés de handling de l’aéroport ainsi que le montant des frais aéroportuaires, c’est-à-dire les taxes et les redevances». Si, grâce à toutes ces informations, la compagnie intéressée est convaincue de la faisabilité de la nouvelle liaison aérienne, celle-ci fait une annonce et met en vente les billets pour sa nouvelle destination.

Il arrive parfois, que certaines ne s’annoncent pas. Le cas s’est produit récemment avec la compagnie à bas coûts EasyJet, qui a annoncé la commercialisation de la liaison Luxembourg-Porto sans prévenir lux-Airport.

A contrario, il arrive que des compagnies décident volontairement de quitter un aéroport. De manière générale, «ça se passe en silence. La compagnie informe de l’arrêt de leurs vols. Ça se fait un ou deux mois à l’avance», affirme Johan Vanneste. Les clients de la compagnie et la presse ne sont pas forcément au courant. La seule exception a été Chalair, qui «n’a pas fait d’annonce, mais a répondu aux questions d’un journaliste». En fait, la seule raison pour laquelle une compagnie quitte un aéroport, c’est la non-rentabilité de la liaison aérienne. «La compagnie se donne un ou deux ans pour qu’une destination soit rentable. Si au bout de deux-trois ans, elle ne l’est toujours pas, elle est arrêtée», précise Johan Vanneste.

Aude Forestier

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