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Carrière d’Audun-le-Tiche : le combat continue


Les anti-carrière pourraient bien continuer à mener des actions « s’il commençait à y avoir du mouvement sur le site de la carrière ». (Photo : archives RL/Armand Flohr)

Les opposants à l’exploitation de la carrière d’Audun-le-Tiche ont fait savoir au sous-préfet de Thionville leur volonté de poursuivre leur combat. Que ce soit en estant en justice ou en menant des actions. Quitte à monter en puissance…

Les opposants à l’exploitation de la carrière entre Aumetz et Audun-le-Tiche n’ont pas l’intention d’abandonner leur combat. Aussi l’ont-ils fait comprendre au sous-préfet de Thionville, Thierry Bonnet, par la voix du maire d’Aumetz, Gilles Destremont, quand celui-ci a rencontré mercredi dernier le représentant de l’État. « Il voulait prendre la température, savoir où on en était, notamment après qu’on a fait du marquage mardi soir sur la RD 16 ».

Le sous-préfet aurait demandé s’ils avaient d’autres solutions « mais ce n’est pas à nous d’en apporter, a rappelé Gilles Destremont. Cela étant, on a parlé de la carrière d’Ottange qui n’est exploitée qu’à 25 % ».

Pas là pour arranger les bidons, en revanche c’était l’occasion de rappeler à Thierry Bonnet que « si ça devait commencer à bouger à la carrière, on se manifesterait. Et sûrement en montant en puissance dans nos actions ». Et d’évoquer diverses possibilités comme le blocage des frontaliers ou « faire tourner des camions pendant une journée pour simuler ce à quoi les gens doivent s’attendre : environ 600 passages par jour ».

Gilles Destremont revient aussi sur une de leurs principales inquiétudes : « Un des objectifs des exploitants de la carrière, c’est l’enfouissement de déchets inertes du BTP du Luxembourg, au fur et à mesure que les tranches auront été exploitées ».

Entre espoir et inquiétude

En 2015, le préfet avait émis un avis défavorable au projet, mais il a été cassé par le tribunal administratif, en décembre dernier, qui a autorisé cette exploitation moyennant certaines préconisations. Aussi, la mairie d’Aumetz et le collectif Non à la carrière d’Audun-le-Tiche ont-ils déposé un recours en février. Une voie qui prendra du temps. Les opposants à la carrière misent surtout sur une décision qui viendrait « d’en haut ».

De fait, en juin, une réunion au ministère de la Transition écologique a laissé penser au maire d’Aumetz que « cette situation les inquiète et ils devraient faire redescendre des infos vers le préfet ».

Autre espoir de soutien, la motion que Jean Rottner a fait voter au conseil régional, « et dont on aimerait qu’elle soit accompagnée d’actes ».

Les inquiétudes des élus et du collectif opposés à la carrière sont légion : « Risque d’effondrement, enfouissement de déchets, circulation de poids lourds sur le troisième axe menant au Luxembourg, fermeture de la RD 16 entre 12 h et 13 h s’ils utilisent des explosifs ».

Sauf que, à l’heure actuelle, la loi et les autorisations sont du côté des exploitants. Mais les anti-carrière ont fait passer le message aux autorités : ils resteront plus que mobilisés.

Vincent Trimbour (Le Républicain Lorrain)

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